Choix de l'éditeur  | Version digest   
Maghreb  |  Afrique de l'Ouest  |  Afrique Centrale  |  Afrique de l'Est  |  Afrique Australe  |  Ocean Indien  
L'actualité de toute l'Afrique en continu
Home | Politique | Sport | Société | Economie | Revue de presse | Opinions   

Afrique Centrale Construction d’un pont Kinshasa-Brazzaville: un pas majeur est franchi


Economie et finances

AFRICAHOTNEWS.COM | | Commenter |Imprimer
Construction-d-un-pont-Kinshasa-Brazzaville:-un-pas-majeur-est-franchi

En marge de l’Africa Investment Forum, la Banque africaine de développement et le fonds d’investissement dédié aux infrastructures Africa50 ont signé un accord avec la République démocratique du Congo et la République du Congo pour développer et financer le premier projet de pont routier et ferroviaire reliant leurs capitales respectives, Kinshasa et Brazzaville.

Aux termes de cet accord-cadre, les deux gouvernements ont mandaté Africa50 et la Banque africaine de développement pour développer le projet sous la forme d’un partenariat public-privé. La Banque apportera les crédits nécessaires au projet sous l’égide de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC). Africa50 pilotera le développement du projet, se chargeant notamment de sélectionner un partenaire stratégique, et fournira des fonds pour la construction de l’ouvrage.

« La modernisation des infrastructures de la République du Congo compte parmi nos grandes priorités, notamment dans les transports, car cela peut nous aider à diversifier notre économie à travers une hausse des échanges et des investissements », a déclaré Jean-Jacques Bouya, ministre des Grands travaux de République du Congo. Les impacts socio-économiques positifs de ce projet seront considérables, stimulant la croissance du commerce et la croissance économique et créant des emplois en République du Congo et au-delà. »

« La construction de ce pont, non seulement reliera nos deux villes, mais activera l’intégration régionale au-delà de nos frontières, a ajouté Modeste Bahati Lukwebo, ministre du Plan de la République démocratique du Congo. La République démocratique du Congo est fière de s’associer à cet effort, qui est dans le droit fil de notre vision de la modernisation des infrastructures de base. Nous sommes impatients de travailler avec Africa50, avec la Banque africaine de développement et avec la Communauté économique des États de l’Afrique centrale. »

Ce projet phare, qui s’inscrit dans le plan d’action prioritaire du Programme pour le développement des infrastructures en Afrique (PIDA), dirigé par la Commission de l’union africaine (CUA), consiste en un pont à péage de 1 575 mètres sur le fleuve Congo. Il comportera une voie de chemin de fer unique, une route à deux voies, des trottoirs et un poste-frontière à chaque extrémité, et sera connecté à l’infrastructure routière existante sur chacune des rives.

En 2017, le coût en avait été estimé à 550 millions de dollars.

Cet ouvrage a vocation à améliorer les réseaux de transport entre Kinshasa et Brazzaville. Ces deux capitales sont les plus proches du monde géographiquement, mais ne sont aujourd’hui reliées que par des ferries. Une fois le pont construit, le trafic actuel, estimé à 750 000 personnes et à 340 000 tonnes de fret par an, devrait passer à plus de 3 millions de personnes et à 2 millions de tonnes de fret d’ici à 2025.

Les autorités des deux pays travaillent depuis longtemps sur ce projet d’infrastructure crucial. En 2007, ils avaient signé les protocoles initiaux et ont coopéré depuis lors à la réalisation des études de faisabilité avec la Banque africaine de développement.

« L’idée de connecter les deux capitales remonte au milieu XIXe siècle, a rappelé de son côté Akinwumi Adesina, le président de la Banque africaine de développement. Ce projet n’est qu’un début, car il y en aura d’autres ».

Pierre Guislain, vice-président de la Banque chargé du secteur privé, des infrastructures et de l’industrialisation, a souligné: « Ce projet illustre la nature même de la mission de l’Africa Investment Forum: créer des partenariats entre des institutions africaines et le secteur privé pour la réalisation de projets transformateurs. »

« A cheval sur deux frontières, ce projet présente des défis uniques et complexes en termes de structuration et d’élaboration, et nécessite un cadre de partenariat public-privé solide et détaillé, a déclaré Alain Ebobissé, directeur général d’Africa50. C’est là que notre expertise en matière de développement de projets peut faire la différence. Sous l’égide de la République démocratique du Congo et de la République du Congo, et avec l’appui de la Banque africaine de développement et de la CEEAC, nous sommes convaincus que ce projet transformateur pourra se concrétiser en l’espace de quelques années. »

L'AUTEUR
Banque Africaine de Développement


Autres titres
Afrique du Sud Les exportations d’avocats pourraient atteindre 51 000 tonnes en 2021 
Ghana Le gouvernement consacrera 1 milliard $ au remboursement des dettes des producteurs indépendants cette année 
Côte D'Ivoire Sinematiali: la ministre Ramata Ly-Bakayoko pose la première pierre d’une usine de production de jus de mangue 
Plus de nouvelles



RECHERCHE
Afrique Centrale Avec le soutien de la FAO, le Gabon veut développer une pêche artisanale durable 
Afrique Centrale Le Gabon ambitionne de réduire de 50% ses importations alimentaires, d’ici 2022 
Afrique Centrale Le Cameroun cherche des opérateurs désireux d’entreprendre dans l’aquaculture locale 

TOUTE L'ACTUALITE
► POLITIQUE
► SPORTS
► SOCIETE
► ECONOMIE ET FINANCES

CONTRIBUTIONS
► OPINIONS
► CHRONIQUES
► ANALYSES
► Envoyez-nous vos contributions
Afrique : Toute l'Afrique
Afrique du Nord : Algérie   Maroc   Tunisie
Afrique de l'Ouest : Bénin   Burkina-Faso   Côte d'Ivoire   Ghana   Guinée   Mali  
Nigeria   Sénégal   Togo
Afrique Centrale : Burundi   Cameroun   Centrafrique (Rép)   Congo   Congo RDC   Gabon  
Rwanda   Tchad

© EXIN MEDIA. | Contactez-nous | Mention légale | Partenaires