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Côte D'Ivoire Une coalition de la société civile et du secteur privé pour la vulgarisation du nouveau code forestier ivoirien


Environement

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L’ONG IMPACTUM a organisé ce Jeudi 23 Août 2018 à Abidjan un atelier pour le lancement des activités d’une coalition de la société civile et du secteur privé, en vue de mener un plaidoyer auprès de l’administration forestière pour une bonne application du code forestier et ses textes d’application ainsi que leur promotion et vulgarisation notamment la notion de propriété de l’arbre.

« Ce nouveau code permettra aux producteurs de pouvoir concilier production cacaoyère et reconstitution du couvert forestier afin de les rendre plus résilients au changement climatique, les dispositions de l’ancien code forestier de 1965 n’incitant pas les communautés locales ou les producteurs à pouvoir conserver les arbres» explique le Coordonnateur du projet.

Ainsi, « face à la déforestation et à la dégradation avancée des forêts ivoiriennes, l’Etat a décidé d’initier de vastes programmes de reboisement engageant un certain nombre de réformes institutionnelles notamment l’adoption d’un nouveau code forestier qui présente 2 innovations majeures : la propriété de l’arbre et la mise en place d’un fonds national forestier visant à encourager toute initiative de reconstitution du couvert forestier » ajoute M. Jean Michel BROU. L’expert déplore la non application du nouveau code forestier ivoirien et le retard pris dans la rédaction des textes d’application dudit code, ce qui crée selon lui un flou juridique. Cette situation n’encourage donc pas les producteurs à conserver les arbres de peur que les exploitants forestiers ne les coupent et aura pour conséquence d’accroître les effets des changements climatiques sur les producteurs comme la baisse des rendements et de la fertilité des sols, la recrudescence des maladies, l’irrégularité des pluies, l’érosion des sols, la hausse des températures, la baisse des revenus des producteurs, l’insécurité alimentaire. Les textes doivent également définir les modalités du reboisement par les communautés locales souligne le Coordonnateur du projet avant de prévenir : « Tant que les nouveaux textes ne sont pas appliqués, c’est l’ancien code qui est en vigueur et ce code n’est pas incitatif pour les producteurs et les communautés locales d’où la mise en place de cette coalition regroupant des organisations de la société civile ivoirienne, le secteur privé et les producteurs de cacao pour un plaidoyer. »

Exprimant ses attentes quant à l’application du nouveau code forestier ivoirien, le Représentant Afrique de l’ouest d’UTZ/RainForest Alliance a exprimé son souhait de voir les producteurs bénéficier de plus de mesures incitatives sur la question de la propriété de l’arbre. M. Siriki DIAKITE de poursuivre : « Le programme de certification demande aux producteurs de pratiquer la culture du cacao sous ombrage de sorte à créer des microclimats favorables à la productivité des exploitations » ; mais cette mesure se heurte à plusieurs défis confie-t-il : la compatibilité entre les essences forestières et le cacaoyer ainsi que les lourdeurs enregistrées au niveau législatif ; les producteurs n’ont ainsi pas l’assurance qu’ils sont propriétaires des arbres et que ces arbres ne seront pas détruits par des exploitants forestiers. La vulgarisation de ce texte concourra donc à assurer aux producteurs une meilleure protection de leurs forêts pour un meilleur engagement dans la reconstitution du couvert forestier ivoirien. La Côte d’Ivoire est passée de 16 millions d’hectares de forêt en 1900, à moins de 3,5 millions aujourd’hui, soit 3/4 d’hectares perdus selon le Ministère ivoirien de l’agriculture.

A travers ce projet, l’ONG IMPACTUM envisage de sensibiliser au moins 1000 acteurs locaux (élus locaux, administrations, coopératives, producteurs et communautés) sur la protection des ressources naturelles, d’élaborer avec les communautés 2 plans locaux d’utilisation des terres durables, de contribuer à la mise en application du nouveau code forestier, de ses textes d’application et d’en faire sa vulgarisation auprès de ces acteurs locaux notamment les producteurs de cacao.

La mise en place de cette coalition constitue un axe du projet « Partnership Cocoa and Climate Change in Côte d’Ivoire » qu’implante IMPACTUM pour l’Organisation UTZ/RainForest, dans le cadre du programme de partenariats sectoriel dénommé « Sector Partnership Program ». Ce projet d’une durée de 2 ans a pour but de renforcer les capacités, encourager et engager les petits exploitants, les producteurs de cacao et les groupes vulnérables à mettre en œuvre des pratiques d’adaptation au changement climatique, de gestion des ressources naturelles et de protection des forêts. Son coût est estimé à près de 160 millions de F CFA et financé par le ministère des affaires étrangères des Pays Bas. Le projet enregistre un certain nombre de résultats comme : la mise en place du noyau de la coalition, l’élaboration d’une première version de son plan de plaidoyer, l’élaboration des termes de référence d’une étude sur les implications du code forestier auprès des communautés rurales.

La Côte d’Ivoire prévoit dans son Plan National de Développement 2016, que la gestion durable des ressources naturelles et les capacités d’adaptation et d’atténuation des effets du changement climatique soient assurées d’ici 2020. Le pays s’est engagé depuis 2013 dans le processus FLEGT ou l’application des règlementations forestières, gouvernance et échanges commerciaux.



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