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Cameroun Gouvernance et politique en couverture des journaux camerounais


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

En cavale au Nigeria et ramené de force au pays la veille au soir, l’ex-ministre de l’Eau et de l’Énergie, Basile Atangana Kouna, trône en couverture des journaux camerounais parus vendredi, éclipsant quelque peu les élections sénatoriales de dimanche prochain.

La photo du déchu est donc à l’affiche de Mutations, Le Messager et Aurore Plus, la première publication citée le comparant à un «colis» ramené au pays, et relatant le film de l’arrivée à Yaoundé, la capitale du pays, d’un homme jadis tout-puissant et qui, menotté comme un voleur de poules, est désormais entre les mains de la justice.

«Fin de cavale pour Atangana Kouna», titre Le Messager qui s’interroge lourdement sur les complicités ayant permis à l’homme, sous le coup de deux interdictions du territoire émises par les responsables de la sécurité, a réussi le tour de force de sortir du pays en dépit de la ceinture de sécurité dressée autour de lui.

Les têtes vont tomber, prévient Aurore Plus : «Atangana Kouna pris, c’est la chaîne de complicités et de responsabilités, au sein des services compétents, qui doit trembler. En se mettant à table, le fugitif devra ainsi dérouler sa route vers l’exil, finalement contrariée à la dernière minute.»

Avec ce cas d’évasion suspecte, constatent Mutations et Le Messager, c’est le quotidien de la vingtaine d’autres personnalités, elles aussi interdites de sortie du territoire national selon un message porté de la police, qui est désormais pourri par la suspicion et les tracasseries en tout genre.

Après les modalités d’usage liées au transfèrement, l’ex-ministre, détaille Le Messager, devra avoir affaire à la justice camerounaise qui «tranchera d’abord sur son évasion du territoire en marge des dispositions légales, mais aussi de sa gestion de plusieurs dossiers de la République qui aurait fait perdre à l’État de fortes sommes d’argent».

L’homme savait son sort scellé, particulièrement depuis ce 23 mai 2016, lorsque des officiers de police judiciaire, selon Aurore Plus, avaient longuement auditionné l’ex-administrateur provisoire de la Société nationale des eaux du Cameroun (SNEC), puis directeur général de la Cameroon Water Utilities Supplies (Camwater), au cœur d’un rapport d’audit réputé accablant et qui était appelé à s’expliquer sur sa gestion, jugée cafouilleuse, de ces sociétés d’État.

Cette actualité sur fond de mal-gouvernance a presque fait oublier, ainsi que le rappelle le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, que les élections sénatoriales se tiennent dimanche à travers toute l’étendue du territoire.

Près de 10 000 conseillers municipaux, étaye la publication, vont élire 70 sénateurs de la quarantaine de listes présentées par 9 partis pour 81 bureaux de vote créés pour ce scrutin.

Dans la région du Sud-Ouest, où la fièvre sécessionniste ne faiblit pas depuis plus de 16 mois, ce rendez-vous avec les urnes, selon The Guardian Post, ne constitue pas seulement un défi sécuritaire pour le pouvoir de Yaoundé, mais également un gros risque pour le Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), dont les candidats pourraient pâtir de la vague de mécontentement populaire.

C’est effectivement «le temps des incertitudes, pour le RDPC», confirme Le Messager, rappelant la période des investitures des candidats et les frustrations de la base électorale qui ne manqueront pas de se révéler dans les urnes.

Preuves de la frilosité ayant gagné les rangs, selon Mutations : dans le Diamaré (Extrême-Nord), les électeurs de la formation aux affaires «promettent un vote sanction» alors que, dans le département du Lom-et-Djerem (Est), des sénateurs sortants, dignitaires du pouvoir, «ont imploré l’indulgence des conseillers municipaux», qui constituent le corps électoral, «pour les manquements du premier mandat».




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