Choix de l'éditeur  | Version digest   
Maghreb  |  Afrique de l'Ouest  |  Afrique Centrale  |  Afrique de l'Est  |  Afrique Australe  |  Ocean Indien  
L'actualité de toute l'Afrique en continu
Home | Politique | Sport | Société | Economie | Revue de presse | Opinions   

Afrique Le chef des droits de l'homme de l'ONU dénonce les violences et les abus en Centrafrique et au Burundi


Société

AFRICAHOTNEWS.COM | | Commenter |Imprimer
Le-chef-des-droits-de-l-homme-de-l-ONU-denonce-les-violences-et-les-abus-en-Centrafrique-et-au-Burundi

A l'ouverture de la 36e session du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies lundi à Genève, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a fait le point sur la situation en matière de droits humains à travers le monde, en dénonçant en particulier les violences et abus en République centrafricaine et au Burundi.

Dans un discours, M. Zeid a regretté l'hypocrisie de certains États qui défendent les droits humains sur la scène internationale tout en les bafouant ouvertement chez eux.

Il a demandé au Président du Conseil et aux États membres d'envisager d'exclure du Conseil des droits de l'homme les États coupables des pires violations des droits humains.

Le chef des droits de l'homme de l'ONU s'est inquiété de l'aggravation depuis quelques mois de la situation sécuritaire en République centrafricaine, notamment dans le sud-est de ce pays. Il a fait ainsi état d'informations persistantes sur des crimes atroces, qui sont en train de diviser le pays sur des bases ethniques ou confessionnelles.

Il a mis en cause les forces anti-Balaka et les ex-Séléka, ainsi que divers groupes dissidents. Des groupes armés responsables de cette nouvelle escalade et des tensions alimentées par des discours d'incitation à la haine proférés par des chefs religieux et d'autres personnalités de premier plan. Il a appelé le personnel politique à condamner tous les appels à la violence.

S'agissant du Burundi, M. Zeid a noté que disparitions forcées, meurtres, arrestations arbitraires et torture d'opposants sont monnaie courante. Le Haut-Commissaire a indiqué que la situation des droits humains ne s'est pas améliorée à Bujumbura.

La plupart des partis d'opposition, des ONG indépendantes et des médias ont été interdits ou suspendus, ne laissant pratiquement aucun espace de libertés civiles et de débat public. Il a donc appelé les autorités burundaises à appliquer les recommandations de la Commission d'enquête de l'ONU et de mettre un terme aux violences commises par les forces de sécurité et par les Imbonerakure.

Quant à la République démocratique du Congo, la situation est marquée par des violences communautaires parfois liées à l'incertitude sur la situation politique.

Dans ces conditions, le Haut-Commissaire a regretté le peu de progrès notés en direction de la future élection présidentielle, mais aussi des violences intercommunautaires répertoriées dans plusieurs régions du pays, notamment dans la province du Tanganyika, dans les Kasaï et au Kivu.

Enfin s'agissant de la situation au Mali, le Haut-Commissaire Zeid a jugé que les retards dans la mise en œuvre de l'accord de paix et le faible niveau ou l'absence des institutions étatiques dans une grande partie du pays sont des facteurs qui ont contribué à l'activité croissante des groupes terroristes et des gangs criminels au Sahel.

Selon lui, toute stratégie efficace visant à lutter contre l'extrémisme violent doit examiner les facteurs sous-jacents tels que la pauvreté, la corruption, la marginalisation et la discrimination ainsi que ces abus des droits humains commis par des institutions censées protéger la population.

L'AUTEUR
ONU


Autres titres
Guinée La presse électronique jubile pour la levée des 14,6 milliards de dollars à Paris 
Cameroun Vent de sinistrose en couverture des journaux camerounais 
Burkina-Faso Politique, justice et société en exergue dans les quotidiens burkinabè 
Plus de nouvelles



RECHERCHE
Afrique La Mauritanie met en place le cadre institutionnel de sa réforme foncière 
Afrique COP23: le Maroc et la Gambie mènent à bien la politique d’atténuation à -1,5°C 
Afrique La FAO et le CIRAD veulent stopper la chasse sauvage dans plusieurs pays dont le Gabon 

TOUTE L'ACTUALITE
► POLITIQUE
► SPORTS
► SOCIETE
► ECONOMIE ET FINANCES

CONTRIBUTIONS
► OPINIONS
► CHRONIQUES
► ANALYSES
► Envoyez-nous vos contributions
Afrique : Toute l'Afrique
Afrique du Nord : Algérie   Maroc   Tunisie
Afrique de l'Ouest : Bénin   Burkina-Faso   Côte d'Ivoire   Ghana   Guinée   Mali  
Nigeria   Sénégal   Togo
Afrique Centrale : Burundi   Cameroun   Centrafrique (Rép)   Congo   Congo RDC   Gabon  
Rwanda   Tchad

© EXIN MEDIA. | Contactez-nous | Mention légale | Partenaires