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Bénin Rupture An 4/Enseignement supérieur et recherche scientifique: les grands acquis sous la rupture


Education

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Rupture-An-4/Enseignement-superieur-et-recherche-scientifique:-les-grands-acquis-sous-la-rupture

De pertinentes et courageuses réformes dans un sous secteur si important que celui de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, cela mérite qu’on y accorde une attention particulière. Après 4 années de gouvernance du Président Patrice TALON, voici venu le temps des moissons au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Pour avoir un aperçu des actions du Gouvernement dans ce secteur, la Ministre Eléonore YAYI LADEKAN était sur le plateau de l’émission « LE TEMPS DES MOISSONS ».

Journaliste : Madame la ministre, ouvrons cet entretien par la vision qui est celle du chef de l’Etat pour votre secteur

Ministre : Merci beaucoup. La vision du chef de l’Etat, c’est une vision qui met déjà l’homme au cœur des préoccupations de la Nation. Son ambition, c’est de voir le système éducatif du Bénin comme un système performant, un système qui est réellement au service du développement socio-économique, un système qui aborde les problèmes de la nation et qui livre les résultats à temps. Former des gens de très bonne qualité, et qui soient pratiques sur le terrain. Et ça, c’est une vision que nous saluons très bien parce que vous savez, le système éducatif, c’est comme la colonne vertébrale qui tient le corps et lorsque le système est bien, on est sûr que le corps sera vraiment bien debout.

Il y a bien de réformes dans le domaine de l’enseignement supérieur. Alors, qu’est qui a motivé ces différentes actions engagées dans votre ministère depuis 4ans ?

Ce qui a motivé ces réformes, c’est d’abord le diagnostic qui a été fait. Le diagnostic qui est fait et qui montre qu’il y a un certain nombre de préoccupations, de difficultés et de problèmes qui se posaient à ce système. Il était donc nécessaire que l’on aille à la restructuration de la carte universitaire. En dehors de ça, nous avons des produits qui sortent du système et qui, aujourd’hui, sont de plus en plus critiqués par les entreprises. Elles estiment que ces produits ne sont pas suffisamment qualifiés pour leurs besoins. Ça pose un problème, et c’est ce qui fait appel à des réformes pour arrimer le type de formation aux besoins des utilisateurs de nos apprenants.

Un homme averti, un homme soucieux du développement, n’est pas quelqu’un qui est enclin à la déperdition des ressources, donc il faut s’arrêter, faire la part des choses et lancer les réformes.

L’autre acte essentiel posé par le gouvernement de Patrice TALON, c’est l’installation du CNE, le Conseil National de l’Education. Que changera réellement cette instance dans le système éducatif ?

Vous faites bien de poser cette question parce que c’est une grande instance qui va réformer nos interventions et qui va remettre les acteurs dans leur rôle et face à leurs responsabilités. Le Conseil National de l’Education a des missions d’orientation, d’organisation, de suivi-évaluation et de décision. C’est une instance suprême qui s’occupe de la logique d’intervention, de la responsabilité des uns et des autres et surtout du respect des textes qui organisent le système.

Ramène-t-il donc à une certaine redéfinition des attributions et missions des différents ministères en charge de l’éducation au Bénin ?

Tout à fait ! Sa mission a une cohérence verticale et horizontale. Pour ce qui est horizontal, c’est de faire en sorte qu’il y ait un arrimage certain entre les trois ordres de l’enseignement. Il ne faut pas qu’il ait, par exemple, des actions au niveau primaire qui compromettent la suite du parcours des apprenants au niveau secondaire. Il ne faut pas aussi que les deux, ensemble, produisent des effets néfastes au niveau du supérieur. Il ne faut pas non plus que le supérieur produise des diplômés qui viennent entacher ou repousser en arrière ce qui a été déjà fait comme effort au niveau des deux autres secteurs. C’est la logique horizontale.

La verticale, c’est ce que j’ai dit tout à l’heure. Le CNE est l’instance supérieure qui s’assure de ce que les uns et les autres se retrouvent dans leur rôle. Cela appelle évidement une restructuration. Pour ce qui nous concerne par exemple, vous avez beaucoup d’attributions qui vont se retrouver au niveau du CNE. Si je prends les missions que nous avons au niveau de nos conseils (conseil consultatif etc.), évidemment il n’y aura pas conseils dans conseil ; donc nos conseils qui existaient vont se fondre dans le CNE. Pendant ce temps nous allons nous consacrer aux actions basiques qui pourront être présentées pour avis au CNE.

Il faudrait alors des mécanismes rigides afin d’éviter les conflits d’attribution.

Il n’y aura pas de conflit d’attribution. Ça a été d’ailleurs la préoccupation au cours des premières séances de travail avec le CNE. On a sorti un peu les attributions et regarder qu’est-ce qui revient aux différents ministères de l’Education et qu’est-ce qui pourrait être transféré au CNE. Tout est clair. Il n’y a aucun problème par rapport à ça. Une fois que chacun a compris son rôle, chacun restera dans son couloir et tout se passera très bien.

Le CNE est donc installé, désormais acté ; Et après ?

Après, on travaille. Chacun fait ce qu’il a à faire. Par exemple, le volet qualité, il faut qu’on s’assure que les normes de qualité sont respectées. On ne peut pas créer un Conseil National de l’Education et se permettre de faire les choses comme s’il n’y a pas d’organe de régulation. Pour ce qui nous concerne par exemple, c’est de faire en sorte que les cadres compétents et performants se retrouvent à leurs postes et qu’ils soient utilisés, qu’il y ait une bonne communication pour qu’on puisse agir vite. Ce qui est important, c’est qu’on puisse former des gens bien outillés pour prendre en charge les questions de développement de notre pays.

Est-ce qu’on peut dire qu’avec l’avènement du CNE, il y a comme un certain renouveau au niveau de l’éducation au Bénin ?

Tout à fait. On peut le dire parce que je prends par exemple l’ABAQES qui est une agence qui va s’occuper de l’aspect qualité et qui va être conférée au CNE. Les questions de gouvernance, nomination, élection des recteurs …etc, c’est le CNE qui va désormais s’en occuper. Il n’est plus question de se lever et de se lancer dans des actions qui nous perdent le temps, ou qui appellent tous les conflits du monde. Non, il y a une instance qui va s’en occuper et qui va mettre chacun à sa place.

Concrètement, madame la Ministre, qu’est-ce qui vous reste ?

Ce qui nous reste, ce sont les actions de l’enseignement supérieur. Il faut continuer par faire les cours, continuer la recherche. Nous avons l’innovation. Nous avons nos 4 programmes à savoir : la gouvernance, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et l’innovation, la vie de l’étudiant qui se dérouleront véritablement bien. Nous aurons nos PTA qui vont s’exécuter véritablement bien et chaque fois qu’il y aura des revues, nous allons pouvoir les tenir en lien avec le CNE. Il nous reste bien de choses.

Madame la Ministre, vous avez organisé un séminaire ministériel avec les différents acteurs de votre département. Dites-nous, cette rencontre a-t-elle comblé vos attentes ?

Absolument ! Comme vous l’avez dit, tous les acteurs étaient réunis, même les personnes ressources, les ministres honoraires, les gens qui ont déjà géré le secteur, les recteurs, ils étaient tous conviés. Et ils étaient très contents parce que le besoin était là. Le besoin, c’était pour voir si nos attentes étaient comblées, voir déjà nos objectifs. Nous sommes partis d’un constat. Beaucoup d’interventions, des difficultés, des conflits, et parfois les problèmes s’entassaient sans que cela ne soit sous la responsabilité de personne. Donc, le séminaire était organisé pour que nous appréciions tous, les difficultés, les problèmes qui se posent au secteur et que chacun prenne sa part de responsabilité. Et en ce sens-là, on peut dire que les attentes ont été comblées, parce que les rectorats savent maintenant ce qui leur reste à faire ; les enseignants et chefs d’établissement savent ce qui leur revient de faire. Vous avez vu, les partenaires sociaux étaient là ; les étudiants ont été représentés parce que cette audience-là n’était pas tout à fait convenable pour eux mais on a fait une consultation pour avoir, bien évidemment, leurs préoccupations qui ont été exposées. Donc, je dirai que les attentes ont été comblées.

Ça a créé la soif. Ils ont voulu qu’au lieu d’un jour, que ce soit trois jours ;je leur ai dit non, les deux, trois, quatre semaines qui vous restent, vous irez continuer le débat dans vos universités. Moi, je n’ai fait que lancer le débat, appeler la conscience des uns et des autres sur ces problèmes et la nécessité de s’en charger. Les résultats ou les solutions ne viendront pas de l’extérieur ; C’est nous-mêmes qui trouverons. C’était donc important que tous soient conviés. C’était un conclave et on est resté tous là. Je suis restée avec eux jusqu’au soir et, à la fin, la fumée blanche est sortie.

Quelles en sont les recommandations ?

Par exemple, lorsque je prends la question des heures supplémentaires, cette question a été fondamentale puisque qu’est-ce qu’on appelle heure supplémentaire ? C’est quoi les heures dues ? Et le cas le plus central, c’est celui des entités à gros effectifs. Il y a des notes qui ont été prises et les enseignants ont voulu comprendre la portée de ces notes. On leur a expliqué, et dans quel contexte on peut le faire. Reste que, on ne peut pas parler d’heures supplémentaires si tu n’as pas effectué ou épuisé tes heures dues.

Lorsque je prends un autre exemple comme les offres de formation, on a constaté qu’il y a des doublons au niveau de ces offres au sein d’une même université. Il faut ajouter qu’il y avait des commissions qui travaillaient sur ces cas de figure. Ces commissions ont donc rendu leurs rapports et ses rapports ont été appréciés par tous. Les acteurs ont aussi convenu qu’il n’est pas possible que, dans le même environnement, on soit appelé à faire la même chose, disperser de l’Energie.

Sur la question du recrutement des assistants, nous avons aussi mené le débat. Ce qui est intéressant, c’est que chacun ira continuer les réflexions et nous serons là pour faire en sorte que les priorités du gouvernement soient véritablement mises à leur disposition.

Vous tenez à la reconstruction du système éducatif béninois en phase avec les ambitions économiques. Selon vous, quels sont les leviers sur lesquels il faille actionner ?

Le système éducatif au niveau du supérieur est très sensible. Et il faut s’assurer que nous avons de très grandes instances qui sont parfaitement installées dans leurs rôles. Les rectorats doivent gérer évidemment tout ce qui est de l’administration universitaire ; les conseils scientifiques avec les conseils sectoriels sont structurels. Et une fois que les instances sont bien installées, il reste l’homme lui-même qui va animer le système, l’enseignant. Il faut agir à son niveau pour que ce dernier (enseignant) ne se retrouve plus comme quelqu’un qui détient à lui seul le savoir et qui, tout-puissant, est seul à décider au détriment peut-être de la volonté ou des droits des apprenants. Donc, les leviers sur lesquels il faut agir, c’est la qualité de l’encadrement, l’enseignant même qui est formé et qui est structuré en pédagogie et, évidemment la qualité de ce qu’il donne comme information.

La qualité de l’enseignement, vous avez dit madame la Ministre. Comment on contrôle tout ça ?

On contrôle par les colloques, par le conseil scientifique parce qu’il y a une évolution dans les grades.

Les réformes appellent sans doute la construction des infrastructures, à ce jour est-ce qu’on peut avoir une certaine idée des infrastructures construites ou en instance d’être achevées et les équipements acquis ?

Nous avons, depuis 4 ans, beaucoup d’infrastructures qui sont achevées parce qu’ayant été lancées avant la rupture et achevées sous le nouveau départ. Il y a des infrastructures qui sont construites avec la rupture et il y a des infrastructures qui sont en cours de réalisation. Mais ce qui est important et que la rupture a apporté, c’est déjà l’agence de construction des infrastructures du secteur de l’éducation l’ACISE. Avant, il y avait des coordonnateurs de projets, donc plein de coordonnateurs par ordre d’enseignement et il y avait plus de missions qui se déroulaient sans que le côté réalisation physique ne soit visible. L’agence apporte maintenant une solution à cela. Tout est centralisé, les ressources sont transférées, il n’y a plus d’organisation au cas par cas. C’est l’appel de fond à 100 pour cent qui se fait au niveau de l’ACISE.

Et donc, en termes d’infrastructures, on peut dire qu’il y a 8 amphis construits, 8 laboratoires, 7 blocs administratifs, des résidences universitaires réhabilitées, des complexes d’école type au nombre de 3 qui ont été réalisés. Il y a des centres de production d’infrastructures numériques qui ont été réalisés à l’UAC. Ces infrastructures viennent accompagner le système de façon à mettre les apprenants dans de bonnes conditions d’études, de bonnes conditions de pratiques. C’est vrai que les besoins sont énormes et on fait quand même de grands pas.

On va aborder maintenant la création des instituts universitaire d’enseignement professionnel, IUEP. Peut-on avoir une idée des IUEP construits ?

Les IUEP, c’est une très belle réforme qui vient révolutionner la nature des formations qui se font au niveau du supérieur. Vous savez, on a des formations un peu plus techniques au niveau du secondaire. Mais avec le système LMS, c’est vrai on est passé à la professionnalisation des enseignements, toutefois, le côté technique n’était du tout visible qu’au niveau du supérieur. Alors, ce que les IUEP apportent c’est de pouvoir accompagner ces apprenants qui n’ont pas la possibilité d’aller loin mais qui ont quand même un savoir-faire. Je suppose que quelqu’un a le BAC et veut se spécialiser en Menuiserie en 2ans. Avant, vous n’avez pas ces types de formations. Vous irez en licence, master mais vous n’en trouverez même pas, alors qu’un menuisier qui a son DUT en 2 ans peut déjà être plus opérationnel sur le terrain.

Il y a des domaines prioritaires que l’Etat a définis à savoir : la maintenance, l’énergie, l’agriculture. Ces secteurs prioritaires font l’objet de la mise en place de ces IUEP. Il faut dire que nous avons identifié 8domaines pour les IUEP mais à la date d’aujourd’hui nous sommes à un IUEP au niveau de l’agriculture et nous nous activons vers deux autres IUEP au niveau de la maintenance et les Métiers du Bois. Ceci permettra à la longue, en 10 ans, de pouvoir former près de 5 mille apprenants qui savent faire quelque chose et qui sont opérationnels.

L’autre réforme importante est intervenue au niveau des EPES. Cela n’a pas été facile mais vous avez tenu bon…

On est venu vraiment de très loin. Cette réforme a été fâcheuse parce que ça bousculait certains intérêts mais on se doit de féliciter ces promoteurs qui ont véritablement accompagné le ministère dans cette réforme. Là maintenant, nous en sommes arrivés à un toilettage, à un assainissement pour que ce qui se fait dans le privé soit conforme à ce qui produit des effets bienfaisants pour la société. Nous avons donc aujourd’hui des EPES qui attendent d’avoir leurs agréments parce qu’ils ont reçu un avis favorable du conseil national ; nous avons d’autres qui sont appelés à être déclassés ; d’autres sont à fermer systématiquement parce que n’existant pas ou ne remplissant pas les conditions requises. N’oublions pas qu’on a organisé les examens nationaux pour ces EPES. Avant, c’était la co-signature et, à un moment donné, on a estimé qu’on prend trop de risque. On ne peut pas continuer par cosigner ce qu’on ne maitrise pas. Il fallait donc organiser les examens pour pouvoir contrôler désormais la qualité des apprenants formés par ces EPES. Ainsi, nous pouvons délivrer directement des attestations. Sur 5 mille dossiers, on a déjà délivré d’attestations à plus de 75%. Donc à l’heure des moissons, on peut dire que les EPES ont retrouvé le sourire.

Quels sont les mobiles pour l’amélioration de la qualité du capital humain ?

Le capital humain est important. Et il faut le renforcer. Pour le faire, nous avons un programme Formation des Formateurs. Les formateurs qui forment se doivent également d’être renforcés pour apprendre les nouveaux outils d’évaluation, les nouveaux outils d’apprentissage et adopter le langage des apprenants. Et en ce sens, nous pouvons dire que ce programme a adressé près d’une centaine de personnes, et près de 500 millions de francs CFA ont été investis dans ce projet au bout de 4 ans. Il y a eu, entre temps, quelques difficultés qui ont conduit à l’arrêt du programme. Nous sommes actuellement en train de nous apprêter pour relancer à nouveau ce programme. C’est pour dire qu’il est nécessaire de retoucher ce côté du renforcement des capacités de ces personnels d’encadrement

Vous projetez de créer l’Agence béninoise pour l’assurance qualité. Dites-nous quel sera le rôle de l’ABAQES ?

C’est déjà créé. On n’attend que le conseil national de l’éducation pour les installer dans leur rôle. Et comme vous le dites, c’est la qualité ; c’est déjà de s’assurer de ce que ce qui se fait comme intervention, comme action dans le sous-secteur répond à des normes véritablement connues. Il n’est plus question qu’un enseignant se lève et se permet de faire ce qu’il veut. Pour l’évaluation, quelle forme d’évaluation on va faire ? Même la forme d’apprentissage sera impactée. Il y en a qui continue d’utiliser les papiers et de dicter les cours. Est-ce que cette façon de faire est adaptée à l’évolution de nos apprenants ? Est-ce qu’il faut leur laisser de supports ? Tout ça là va être régulé. La preuve, on est en face d’une crise de coronavirus, s’il n’y a pas de support pour nos apprenants, et bien ça va créer de problèmes. Il faut que les apprenants puissent toujours avoir de supports, se préparer et se retrouver dans le cadre de l’enseignement avant que le professeur ne vienne. C’est pour cela qu’on leur donne le temps personnel pour l’étudiant.

D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que depuis des années, si vous regardez les ressources au niveau du secteur de l’éducation, elles sont en parfaite croissance. Les années avant la rupture, on tournait autour de 50 à 60 milliards de francs CFA. Depuis 2016, on est allé jusqu’à 80 milliards parce que ça engage beaucoup plus la responsabilité des structures et de l’Etat. Par exemple, le nombre des bénéficiaires des allocations universitaires est allé en croissant et donc cela induit un peu plus de ressources. Nous avons également, au niveau des bacheliers, les questions d’orientation qu’il faut bien gérer pour permettre aux apprenants de faire les bons choix de formation. Il faut noter qu’il y a quelques soucis. Malgré tous ces efforts, certains continuent de se tromper. Donc, nous sommes en train de revoir tout ce système pour que les uns et les autres soient responsables de leur choix.

Parlons maintenant des écoles doctorales. Que pouvons-nous retenir de l’aide de l’Etat aux doctorants ?

Les écoles doctorales, nous en avons au total 13 avec beaucoup de formations doctorales. C’est pour cela que la réforme a pris par là également pour faire en sorte que les formations doctorales soient orientées vers les priorités et les préoccupations de la Nation, que ce ne soit pas des sujets aléatoires qu’on donne aux doctorants et produit des docteurs qui n’auraient pas vraiment abordé les vraies questions de la république. Le programme appui aux doctorants vient en appui à certains doctorants qui ont été identifiés. Le programme a déjà impacté plus d’une centaine de doctorants avec environ un milliard 200 mille francs CFA de financement. Et laissez-moi vous dire les doctorants participent également à l’amélioration du capital humain parce que les questions de recrutement ne sont pas des questions simples ; ce que ça induit en termes de masse salariale, ce n’est pas la blague. Et donc, ces doctorants qu’on appuie, viennent assister les enseignants. Parmi eux, il y en a qui ont été recrutés et il y en a qui sont en attente d’être recrutés.

Madame la Ministre, avec le nouvel arrêté interministériel qui réorganise le financement des mouvements estudiantins, peut-on dire qu’elle est révolue l’époque où les responsables étudiants utilisaient le financement attribué à eux comme ils le voulaient ?

Nous sommes venus de très loin. Cet arrêté interministériel, puisque nous l’avons signé avec le ministre de l’économie et des finances, a sanctionné tout le processus. Pendant un certain temps, on a essayé de les réorganiser parce que les associations, il y en avait dans tous les sens et chacun faisait ce qui lui plaisait. Donc, cette réforme les a remise dans la bonne direction et nous permet d’avoir des organisations syndicales reconnues et représentatives pour mener les négociations avec les autorités, que ce soit au niveau central qu’au niveau des universités. Les étudiants sont restés longtemps sans avoir une suite. Un an après, on les a réunis pour dire : voilà l’appui est là mais il fallait qu’on leur explique que plus rien ne sera plus comme avant.

Ce qui a changé fondamentalement dans la collaboration avec les organisations estudiantines, c’est qu’aujourd’hui, il faut venir avec un programme. On ne leur donne plus l’argent en mains comme ça. Ils sont appelés à faire des consultations à leur niveau. On leur donne également quelques programmes de management de leadership, un peu de comptabilité, il faut qu’ils sachent ce qu’on appelle RIB, ce qu’on appelle IFU. On les met à l’école de la gestion parce qu’ils seront demain les hauts cadres du pays. A Parakou, nous les avons tous conviés pour échanger. Ils ont fait de riches contributions. Ils ont abordé des questions évidemment liées à la vie de l’étudiant comme les œuvres universitaires. Nous leur avons dit qu’on ne peut pas continuer par gérer les œuvres universitaires comme par le passé. C’est à peu près 3 4 % de service, autant impliquer les partenaires privés. Ceci permettra d’améliorer la qualité des services. L’Etat essayera ensuite de réguler tout ça pour que les coûts ne soient pas trop écrasants pour les bénéficiaires.

Je dois profiter pour saluer une association au niveau de l’université d’Agriculture de Kétou qui s’est déjà mise dans la danse et qui a offert un mini bus pour assurer le transport des étudiants de cette université. Nous les félicitons pour cet accompagnement et nous attendons d’autres pour les autres universités.

Sur les questions de logement, vous connaissez le Chef de l’Etat, très pointilleux. Il a le souci de bonnes conditions d’études et d’hébergement des étudiants. Donc, il a adressé un grand domaine de construction d’hébergements. Ce domaine est en cours d’étude avec le ministère du cadre de vie afin qu’avec les Chinois nous puissions aller à la construction de nouvelles résidences

Madame la Ministre, un mot sur la recherche et l’innovation.

Vous savez, ce sont les difficultés de ce sous-secteur qui nous amènent des fois à penser qu’il n’existe pas. Financer la recherche, c’est une affaire de gros sous. C’est pour cela que choisir la réforme pour l’ABRI (Agence Béninoise de Recherche et de l’Innovation) est la solution. Cette réforme qui va donner l’ABRI va fusionner certaines structures qui existaient (ABevrit et le Fonds). On va donc beaucoup plus organiser le secteur de la recherche pour qu’on ne se lève plus pour faire n’importe quoi et dire qu’on est entrain de faire la recherche. Il faut qu’il y ait toute une coordination, toute une chronologie dans l’organisation de la recherche et nous pensons même, à la longue, introduire avec l’appui du Chef de l’Etat et des honorables députés, une loi sur le financement de la recherche.

Les réformes, vous en avez d’autres en termes de perspectives ?

Bien sûr ! Nous avons par exemple en perspective, la mise en réseau de nos universités, les questions de dématérialisation pour éviter la perte de temps au cours des inscriptions et dans le traitement des questions des équivalences de diplômes.

Votre mot de fin.

Nous sommes venus de très loin et nous avons eu beaucoup de difficultés parce que lorsqu’on dit réforme, ce n’est pas souvent bien compris. Mais il faut savoir que les réformes, pour le système éducatif, c’est un peu comme un arbre qui a des racines bien amères mais aux fruits doux. Les réformes, c’est le côté amer de la chose, mais en supposant que d’ici à là les fruits doux sont déjà à portée des mains. C’est déjà le temps des moissons. C’est bien d’avoir à souffrir pour mieux sourire que de se complaire dans l’absence de gouvernance et de produire des diplômés qui ne valent rien sur le terrain. A la limite, c’est dangereux.

Je voudrais, encore une fois, féliciter tous les acteurs du secteur de l’éducation, tous les ministres qui nous ont précédé et je m’en voudrais de ne pas reconnaitre la bravoure de celle à qui j’ai succédé, le Ministre Marie-Odile ATTANASSO, une brave dame qui a vraiment porté à bras le corps, contre vents et marées, les réformes ; qui a tenu ferme. On peut donc dire que les fruits seront un peu sa satisfaction aussi. Je dois enfin remercier et féliciter cet engagement du Chef de l’Etat, cet homme de vision. Il le faut, il faut que nous puissions prier pour que des gens comme ça soient longtemps avec nous pour nous accompagner. Nous sommes très fiers de ce qui est fait.

Merci beaucoup

L'AUTEUR
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