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Gabon Le FMI table sur une croissance à 3,4% en 2019


Economie et finances

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Le Gabon devrait enregistrer une croissance économique à 3,4% en 2019. C’est ce qu’a annoncé le Fonds monétaire international (FMI) dans un communiqué publié sur son site la semaine dernière.

Une équipe des services du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Boileau Loko, a séjourné à Libreville du 27 septembre au 9 octobre 2019 pour mener les entretiens concernant les consultations au titre de l’article IV et les quatrième et cinquième revues de l’accord élargi en faveur du Gabon au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) qui a été approuvée en juin 2017.

À l’issue de la mission du FMI, M. Loko a déclaré que « l’activité économique a redémarré, avec un taux de croissance qui devrait atteindre 3.4 % cette année contre 0.8 % en 2018 notamment en raison d’une bonne performance dans les secteurs pétrolier, minier et du bois.

L’inflation est restée sous contrôle, à 1 % (en glissement annuel) en juillet 2019. L’amélioration du niveau des recettes internes et la meilleure maitrise des dépenses de fonctionnement ont permis de réduire sensiblement le déficit budgétaire non pétrolier de 11 % du PIB hors pétrole en 2016 à 7.6 % en 2018. Sur la même période, le compte courant extérieur s’est amélioré et la dette publique a diminué de presque 3.5 % du PIB ».

Les perspectives économiques restent favorables avec une croissance qui devrait augmenter graduellement pour atteindre 4 % dans le moyen terme. Parmi les risques entourant les perspectives macroéconomiques figurent un ralentissement dans la mise en œuvre de la consolidation budgétaire au Gabon ou dans les autres pays membres de la CEMAC, et un ralentissement de la croissance mondiale.

Mais il existe aussi des risques à la hausse, notamment liés au fort volume d’investissement direct étranger dans le secteur pétrolier et non pétrolier. Les services du FMI et les autorités ont convenu de l’urgence d’améliorer la qualité des dépenses publiques.

La poursuite des efforts de rationalisation des dépenses courantes, notamment les transferts au profit des agences et établissements publics, couplée à la restructuration de certaines entreprises publiques structurellement déficitaires, notamment dans le secteur pétrolier, pourraient générer des marges de manœuvres nécessaires pour le financement des dépenses sociales et d’investissement. Il est aussi important de rénover le cadre de gestion des investissements publics, d’en renforcer le pilotage et de réviser le cadre juridique des marchés publics, notamment pour renforcer l'indépendance de l'Agence de Régulation des Marchés Publics.

La mission a noté avec satisfaction, le paiement total des arriérés extérieurs et les mesures prises pour éviter toute accumulation de nouveaux arriérés extérieurs. Elle encourage les autorités à en faire de même avec les arriérés intérieurs. Ceci contribuera à la relance de l’investissement privé. Prévenir l’accumulation de nouveaux arriérés requiert, notamment, de mettre en place des mécanismes efficaces pour optimiser la gestion de la trésorerie de l’Etat et parvenir à une stricte application des règles et procédures d’exécution du budget. Il faut également poursuivre les efforts de déploiement et de modernisation des systèmes d’information budgétaires et comptables et d’étendre leur utilisation à tous les organismes autonomes et unités extrabudgétaires.

Enfin, il a été convenu que la poursuite des efforts en cours visant à améliorer le climat des affaires est indispensable pour générer une croissance soutenable et plus forte. Il s’agit de faciliter davantage la création et le développement des entreprises, notamment les petites et moyennes entreprises. Il sera aussi important de développer une stratégie d’inclusion financière nationale.



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