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Inter « Les attaques contre les lieux de culte ne doivent plus être tolérées » (ONU)


Société

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Le plan d’action de l’ONU pour protéger les sites religieux doit être mis en œuvre immédiatement, sans attendre que tout soit conçu et préparé, car il y a urgence, estime le chef de l'Alliance des civilisations des Nations Unies (UNAOC).

Les Nations Unies ont lancé jeudi un plan d’action pour la protection des sites religieux préparé par l’UNAOC. Le projet a été présenté jeudi aux États membres conjointement par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, et le Haut-Représentant de l'Alliance et ancien Ministre des affaires étrangères de l’Espagne, Miguel Ángel Moratinos.

Dans un entretien accordé à ONU Info, M. Moratinos a souligné que l'objectif prioritaire de ce plan était de sensibiliser le plus possible la communauté internationale et l'opinion publique au grave problème posé par les attaques croissantes contre les lieux de culte. « Cela ne peut être toléré. Nous avons atteint un stade de tolérance zéro dans lequel des mesures s'imposent », a-t-il souligné.

À cette fin, le plan d'action énumère une série de recommandations pour le système des Nations Unies, les États membres, les chefs religieux, les médias, le secteur privé et la société civile.
Trois domaines d'action pour l'ONU

M. Moratinos a mis en évidence trois objectifs principaux du plan.

« Premièrement, faciliter la mise en œuvre du plan consiste à proposer un plan de communication mondial pour renforcer la sensibilisation. Le deuxième objectif que nous nous sommes fixés est de cartographier tous les lieux de culte du monde pour montrer où se trouve chacun d’eux et identifier les attaques et les menaces possibles (…) et enfin, préparer une grande conférence internationale des Nations Unies avec les chefs religieux, les dirigeants politiques, le secteur civil et les médias ».

Après cette première phase, le chef de l’UNAOC espère que la communauté internationale aura la capacité de se mettre au travail et de montrer qu’elle peut améliorer la sécurité des lieux de culte.

S'agissant de l'engagement des pays à respecter le plan, il a rappelé que les actions des Nations Unies traduisaient la volonté d'aider ou de collaborer avec les Etats membres, par le biais d'une « responsabilité partagée » afin que toutes les nations se sentent « associées » au processus.

« Ce que nous avons ressenti depuis le début de la configuration et de la rédaction du Plan, et nous l’avons ressenti dans l’exposé présenté aux États membres, c’est qu’il existe un consensus unanime. Tous les États membres qui ont pris la parole ont loué le plan, ont manifesté leur volonté de nous aider dans la mise en œuvre. Il existe donc une communauté d’intérêts pour faire de ce plan un succès et nous œuvrerons en ce sens », a-t-il dit.

Interrogé sur la rapidité avec laquelle le plan sera mis en œuvre, M. Moratinos a fait référence à un personnage de la littérature. « Nous ne pouvons pas attendre Godot, nous ne pouvons pas attendre que le temps passe et que tout soit prêt et conçu. Je pense que nous devons travailler en parallèle : d’une part, mettre en place tous les mécanismes, suivre les recommandations, identifier les problèmes qui se posent lors de l’application de ces recommandations et agir au cas où nous devons le faire », a-t-il dit.
Alerte précoce et prévention

M. Moratinos a souligné que l'une des propositions du plan consiste à activer un système d'alerte rapide que les communautés peuvent mettre en place pour prévenir les attaques.

« Mais nous devons également faire de la prévention à moyen et à long terme en matière d'éducation, en matière de lutte contre le discours de haine », a-t-il ajouté, soulignant que ce dernier ne pourra pas être éradiqué du jour au lendemain. « Il faut un certain temps. C’est le moment de travailler et de maintenir l’intérêt et la sensibilisation de toutes les parties ».

L'AUTEUR
ONU


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