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Maroc L’Islam du milieu, une singularité marocaine


Société

Agenceecofin | | Commenter |Imprimer
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A l’heure où le Maroc célèbre deux décennies de règne de Mohammed VI, il est utile de rappeler qu’une grande partie du monde arabo-islamique a connu de profonds bouleversements au long de cette période, marquées notamment par une montée de l’intolérance et de certaines formes d’extrémisme. Dans ce climat géopolitique polarisé, voire violent à plusieurs égards, le royaume chérifien n’a eu de cesse de jouer sa partition singulière, celle de la promotion d’un Islam modéré-dit du «juste milieu»- et d’un dialogue interculturel et interreligieux considérés comme fers de lance de l’empreinte marocaine.

De fait, cette singularité est non seulement l’émanation de la loi fondamentale du pays qui rappelle que l’unité du Maroc est forgée dans la convergence de ses composantes arabo-islamique, amazighe et saharo-hassanie, nourrie et enrichie de ses affluents africain, andalou, hébraïque et méditerranéen, mais aussi, et surtout, par le rôle central assuré par la l’institution de la Commanderie des Croyants qui demeure la garante de la pérennité de cette richesse culturelle.

Le Maroc, qui prône un Islam du «juste milieu» basé sur la doctrine malékite ash’arite, a, de tout temps, été un pays qui se caractérise par la modération, la tolérance et le rejet de l’extrémisme de quelque nature que ce soit. Et le Commandeur des Croyants, « Amir Al-Mouminine », qui dispose du champ religieux dont il est le garant, l’a doté des moyens nécessaires à même de dispenser les enseignements d’ouverture, d’écoute et de tolérance inhérents à l’Islam modéré prêché au Maroc en vue de faire barrage aux discours de haine et d’exclusion qui peuvent parfois donner lieu, malheureusement, à des discours et des actes de violence.

A ce titre, depuis son accession au Trône fin juillet 1999, le roi Mohammed VI a donné une priorité particulière à la gestion du champ religieux. Pour contrer les velléités radicales, le risque de schismes ou l’instauration de discours hérétiques incompatibles avec l’histoire du Maroc et étrangers à sa tradition et sa civilisation, le Commandeur des Croyants a multiplié les initiatives.

Tout d’abord, à travers la réhabilitation de l'Université Qaraouiyine de Fès, ce haut lieu millénaire du savoir et de l’Islam modéré, la restructuration de Dar al-Hadith al-Hassania, le plus grand institut d’enseignement théologique au Maroc, la réactivation de la Rabita Mohammadia des Oulémas, qui prend les allures d’un réel « think-tank » du fait religieux, le tout sous la supervision –sous l’autorité du roi Mohammed VI- du ministère des Habous et des Affaires islamiques et du Conseil supérieur des Oulémas présidé par le Commandeur des Croyants. De plus, en 2015, a été inauguré l’Institut Mohammed VI de formation des imams, mourchidines et mourchidates, dont les missions s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie intégrée et inclusive visant à assurer la formation dans le champ religieux, à préserver le caractère modéré du discours religieux et à prémunir les sociétés musulmanes de l’extrémisme et, aussi, à préserver les textes religieux de toute falsification, altération ou instrumentalisation à des fins idéologiques.

Par la suite, et dans le cadre de la diplomatie religieuse prônée par le souverain chérifien, cet institut a commencé à dispenser des formations en faveur d’imams originaires de pays subsahariens mais également européens en vue de parachever leur formation et d’enrichir leurs expériences et leurs acquis. Ce cursus académique, unique en son genre, a également intéressé le gouvernement français qui a décidé d’y faire former les Imams de France.

Le roi Mohammed VI, qui se veut le défenseur d’un islam tolérant, a encouragé et permis cette ouverture à l’international comme une manière d’exporter le modèle marocain pour faire face aux clivages intellectuels et idéologiques qui rongent certaines sociétés notamment celles où le prosélytisme chiite bat son plein.

Mohammed VI, sur la voie de son défunt père le roi Hassan II, a continué à tendre la main aux dialogues interculturels constructifs et à la compréhension interconfessionnelle.

Lors de la visite au Maroc, en mars dernier, du Pape François, Mohammed VI, président du Comité Al-Qods, a réitéré sa détermination à œuvrer avec le souverain pontife pour la consécration des valeurs religieuses et spirituelles nobles partagées par l’humanité, des valeurs qui prônent la paix, la tolérance et la coexistence et rejettent toutes les formes d’ignorance, de haine et d’extrémisme.

D’ailleurs, la visite du Pape au Maroc a été unanimement saluée comme étant un événement exceptionnel qui a mis en avant l’ouverture et les efforts en cours du Maroc pour promouvoir la paix à travers le dialogue interreligieux auxquels le Maroc continue d’être concrètement engagé. Ce qui n’est pas nouveau dans l’histoire contemporaine du Maroc. Déjà, en 1999, avait été créée la Fondation des Trois Cultures de la Méditerranée, dont les caractéristiques uniques et exceptionnelles en font une référence pour la tolérance et le progrès, avec une dimension plurinationale représentative et équilibrée, et un lien si particulier avec son environnement et une telle vocation d’ouverture vers l’autre. 20 ans plus tard, Mohammed VI a lancé la construction d’un Musée de la culture juive à Fès, la capitale spirituelle du royaume, afin de préserver l’héritage juif du Maroc.

Prochainement, et sous le haut patronage du roi Mohammed VI, le Maroc, reconnu pour être une terre de la liberté de religion et de conviction, va accueillir la première Conférence régionale sur la préservation du patrimoine culturel et religieux, en droite ligne avec «l’Appel d’Al-Qods» signé en marge de la visite au Maroc du Pape François, et qui vise à conserver et à promouvoir le caractère spécifique multireligieux, la dimension spirituelle et l’identité particulière de la Ville sainte comme patrimoine commun de l’humanité et, par-dessus tout pour les fidèles des trois religions monothéistes, comme lieu de rencontre et symbole de coexistence pacifique, où se cultivent le respect réciproque et le dialogue.

Abdellah El Hattach, éditorialiste.



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