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Inter La FAO appelle à stopper le travail des enfants dans l'agriculture


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A l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants, la FAO a exhorté mercredi les nations à allouer davantage de ressources financières à la lutte contre le travail des enfants dans les chaînes d’approvisionnement alimentaires à l’échelle familiale et locale et dans l’agriculture de subsistance, qui représente le premier secteur de l’agriculture où le travail des enfants est majoritaire.

L’appel à l’action a été lancé lors de la Conférence mondiale Ensemble pour éradiquer le travail des enfants dans l’agriculture, que la FAO a co-organisé avec la Direction générale pour la coopération internationale et le développement de la Commission européenne (DEVCO) et l’Organisation internationale du travail (OIT), à Bruxelles, en Belgique.

Actuellement, presque toutes les ressources financières allouées à la lutte contre le travail des enfants sont orientées vers les actions contre le travail des enfants dans les chaînes de production mondiales, alors que les situations de travail infantile à l’échelle des petits producteurs sont globalement négligées, a averti l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

« Il est temps de dépasser l’attention exclusivement consacrée aux chaînes de production mondiales et de commencer à investir des ressources pour lutter contre le travail des enfants dans toutes les situations », a déclaré José Graziano da Silva, Directeur général de la FAO, dans un message vidéo enregistré à l’occasion de la Journée mondiale cette année. « Il est aussi essentiel que les travailleurs agricoles et les organisations productrices soient impliquées ».

M. Graziano da Silva a également souligné le rôle central du Partenariat international de coopération sur le travail des enfants dans l’agriculture, fondé par l’OIT, la FAO et d’autres partenaires. «Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons construire un changement vers un avenir meilleur, plus sain et plus prospère pour nos enfants», a-t-il indiqué.


S’attaquer aux causes profondes du travail des enfants

Des 152 millions d’enfants en situation de travail infantile dans le monde, plus de 70%, à savoir 108 millions de filles et de garçons entre 5 et 17 ans, travaillent dans l’agriculture, l’élevage, la foresterie, la pêche ou l’aquaculture. Le nombre d’enfants en situation de travail infantile dans l’agriculture a augmenté de 10 millions depuis 2002. De plus, 85% du travail des enfants en Afrique concerne le secteur agricole.

Parmi les facteurs clés qui contribuent au travail des enfants en zone rurale, citons les faibles revenus familiaux et la pauvreté des ménages, le peu d’alternatives aux moyens d’existence, un faible accès à l’éducation et une application limitée du droit du travail.

« La pauvreté des ménages reste une cause commune du travail des enfants dans l’agriculture. Dans un tel contexte, les programmes de protection sociale et les initiatives d’alimentation en milieu scolaire se sont révélés être de bons antidotes contre le travail des enfants », a souligné le chef de la FAO.
Qu’est-ce que le travail des enfants?

Par travail des enfants, on entend tout travail inadapté à l’âge des enfants, qui nuit à leur éducation ou risque de nuire à leur santé, leur sécurité ou leur développement moral.

Dans ce contexte, le Directeur général de la FAO a fait remarquer que les travaux effectués par les enfants dans l’agriculture ne doivent pas tous être considérés comme du travail infantile. Par exemple, en apprenant à cultiver des légumes ou à nourrir la volaille dans l’exploitation familiale, les filles et les garçons peuvent affiner leurs compétences et améliorer leurs moyens d’existence à l’avenir, a-t-il déclaré.

« Cependant, quand les enfants travaillent de nombreuses heures par jour, quand ils exécutent des travaux pénibles, quand ils accomplissent des tâches qui sont dangereuses ou inadaptées à leur âge, quand ceci entrave leur éducation, il s’agit alors de travail des enfants et il faut l’éradiquer », a-t-il souligné.

Par ailleurs, quand les enfants travaillent dans des champs où des pesticides ont été aspergés, quand ils restent éveillés toute la nuit sur des bateaux de pêche, soulèvent de lourdes charges, ou utilisent des tronçonneuses en forêt, cela peut avoir des effets sur leur développement social et physique et, par conséquent, sur leur capacité à accéder à un éventuel emploi décent et productif plus tard dans la vie.

Intensifier les efforts mondiaux vers l’élimination du travail des enfants

Le travail des enfants dans l’agriculture est un problème mondial qui nuit et porte atteinte au secteur agricole car il perpétue la pauvreté rurale. Nous ne pourrons atteindre les Objectifs de développement durable si nous continuons à ignorer ce groupe des travailleurs enfants dans l’agriculture, de loin le plus important, a averti aujourd’hui la FAO. Il faut consacrer davantage d’investissements et de ressources spécifiques à la lutte contre le travail des enfants dans l’agriculture.

« Si elle veut progresser vers l’objectif Zéro travail des enfants (ODD 8.7), la communauté internationale doit agir à l’échelle voulue, ce qui ne se fera pas si l’on persiste dans quelques rares programmes et projets consacrés au travail des enfants », a indiqué Maximo Torero Cullen, Sous-Directeur général en charge du Département du développement économique et social de la FAO.

Il a souligné la nécessité d’élaborer une approche intersectorielle et multi-acteurs qui permette de garantir que les politiques, les stratégies, les programmes nationaux et à d’autres échelles dans le domaine de l’agriculture, du développement rural, de l’éducation, de la santé, de la sécurité alimentaire, de la réduction de la pauvreté, de l’emploi des jeunes, de la protection sociale, du développement des communautés, des infrastructures et du commerce incluent des mesures spécifiques et des éléments qui contribuent à prévenir et à atténuer le travail des enfants.

« Chacun de ces secteurs et de ces domaines de travail ont les capacités potentielles pour contribuer de manière substantielle au progrès vers l’éradication du travail des enfants, mais elles sont largement inexploitées », a dit M. Torero.

La conférence a rassemblé des institutions de l’UE, des organisations internationales, des institutions gouvernementales et des organisations non gouvernementales, des pays partenaires, des partenaires ressources, le secteur privé, le monde académique, des chercheurs ainsi que des associations des travailleurs et des producteurs du secteur agricole en vue de partager et de débattre des possibilités concrètes d’éradiquer le travail des enfants dans l’agriculture.



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