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Cameroun Les journaux camerounais à fond dans la présidentielle de dimanche


Société

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Le branle-bas de combat suscité au sein de l’opinion publique, par rapport à l’élection présidentielle de dimanche prochain, se traduit avec force dans les journaux camerounais parus vendredi.

«Aux urnes, ce 7 octobre !» ; «Aux urnes dimanche !» ; «Aux urnes citoyens !» ; «Vivement dimanche !» ; «7 octobre… ça va se jouer» ; «Présidentielle 2018 : la vérité des urnes», titrent respectivement Intégration, Cameroon Tribune (CT), Le Jour, Mutations, Le Quotidien de l’Economie (LQE) et L’Indépendant.

A 48 heures du rendez-vous avec les urnes, LQE procède à un dernier round-up au sein des états-majors de campagne des 9 candidats en lice et se garde bien de tirer des conclusions péremptoires quant au résultat final.

Et Intégration de renchérir : depuis la présidentielle de 1992, jamais scrutin n’avait suscité autant d’effervescence, au propre comme au figuré, à ce scrutin qui fait courir et à raison  : face au président sortant, candidat à sa succession, Paul Biya, huit challengers dont les profils et les projets ne manquent pas d’intérêt.

A l’observation, analyse Intégration, un vote par dépit ne se justifierait pas avec 6,5 millions de Camerounais appelés à choisir le prochain chef d’Etat du pays : «L’alternance par les urnes ou le statu quo ? Voilà l’équation à résoudre par le scrutin de ce dimanche 7 octobre sur toute l’étendue du territoire national.»

Pour CT, aucune inquiétude à se faire au plan de la crédibilité et de la transparence du processus électoral, les pouvoirs publics, s’appuyant sur les dispositions légales et réglementaires, ayant pour leur part tout mis en œuvre pour assurer l’équité entre les compétiteurs.

Il y a pourtant des menaces dans l’air, répond en écho L’Essentiel, au vu des messages de haine qui fusent ici et là, particulièrement dans le camp de l’opposition et qui vont avec la déstabilisation et tout ce que cela entraîne comme violence, les envies humaines et des pertes économiques énormes.

Dans la course vers le palais d’Etoudi, tous les candidats, anciens briscards ou jeunes loups, sont tous conscients de leur poids électoral, ils savent jusqu’où ils peuvent aller mais faute de sincérité, certains brouillent les pistes.

Sous le titre «Aucune victoire ne sera volée», le tri-hebdomadaire lance «un rappel à l’ordre» aux coaches des différentes équipes de campagne et aux présidents des partis politiques qui les ont investis, qui devront garder la tête froide pour éviter des tacles irréguliers et même des bagarres rangées sans motif.

Les problèmes pourraient en effet survenir, insiste Mutations, lorsque viendraient à survenir des soupçons de fraude. D’où la nécessité, pour chaque citoyen, de tout faire pour protéger son vote de l’isoloir au décompte des votes en passant par la signature des procès-verbaux par tous les scrutateurs, ou encore le monitoring permanent tout au long de la journée de dimanche.

Rien ne dit en effet que les crocs-en-jambe ne pourraient pas venir du camp du président-candidat Biya, relève The Guardian Post, face à une opposition qui, quoique émiettée, a déjà monter sa capacité à faire vaciller les certitudes du pouvoir de Yaoundé.

Il est même possible, avance le quotidien de langue anglaise, que les candidats Akere Muna et Maurice Kamto, qui sont parmi les challengers les plus sérieux, dans un sursis de lucidité, annoncent dans la journée une coalition qui pourrait sérieusement ébranler le système en place.

Mais pour le secrétaire général adjoint du comité central du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc, au pouvoir), Grégoire Owona, interrogé par InfoMatin, aucune inquiétude à nourrir : «Je doute que cela arrive, car nous sommes à 48 heures du scrutin et les candidats ont montré plus de divergences dans leurs offres, leurs postures personnelles que de convergences susceptibles de s’exprimer dans une coalition.»

Et d’ajouter que son camp reste toutefois attentif et poursuit son appel au vote, le défi pour le pouvoir étant désormais que tous les militants qui se sont inscrits et ont tous retiré leurs cartes d’électeur, aillent voter, que les soutiens exprimés par les alliés et sympathisants se manifestent effectivement dans les urnes et, si cela se produit, même une coalition des 8 candidats n’ébranlera pas Paul Biya.



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