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République Centrafricaine Compter sur la jeunesse pour relever le défi de la paix


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En ce 21 septembre 2018, où le monde entier célèbre la Journée internationale de la paix, la Centrafrique s’est faite l’écho des jeunes dont l’ambition est de se faire les ambassadeurs de paix sur tout le territoire et à l’extérieur du pays.

À Bangui, le ton a été donné dès le début de la matinée par une caravane qui s’est ébranlée depuis le centre-ville jusqu’au stade Omnisports de Bangui. Là attendaient, déjà nombreux, des jeunes venus des huit arrondissements de la capitale, venus communier avec leurs concitoyens portant un handicap. Dans un plaidoyer adressé au gouvernement et aux partenaires de la Centrafrique dont les Nations Unies, l’Association Nationale la Main des Sourds-muets pour le Travail et le Développement de la Centrafrique (ANMSTDC) revendiqué le « droit à la paix », conformément au thème retenu pour cette année, qui se traduit par une prise en compte des personnes vivant avec un handicap dans l’éducation de base, la formation professionnelle, la santé et l’information. « Il n’y a aucun centre de formation professionnelle spécialisé pour les personnes sourdes et muettes en RCA, ni de programme de formation qui nous soit accessible dans les institutions publiques […] Malgré le quota de 10% d’intégration de personnes en situation de handicap dans la fonction publique, nous sommes en marge », a déploré le président de l’ ANMSTDC, Ruffin Goumba, avant d’appeler gouvernement et partenaires à un engagement commun.

Au centre culturel et sportif de Boyrabe (4e arrondissement de Bangui), les jeunes ont décidé de baptiser cette journée « Lengo Songo », signifiant « dialogue » en langue locale Sango, dans le but de renforcer les liens intercommunautaires fragilisés par la crise. Ils avaient à leurs côtés, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU, par ailleurs Coordonnatrice humanitaire, et Coordonnatrice résidente du système des Nations Unies et Représentante résidente du PNUD, Najat Rochdi, ainsi que le maire de la ville de Bangui, Émile Gros-Raymond Nakombo.

Une emphase a été mise sur le retour des personnes déplacées depuis le début de la crise en 2013, qui constitue une véritable préoccupation pour tous les Centrafricains. « Il faut que nos frères et sœurs déplacées soient sensibilisés, encadrés, accompagnés, mobilisés autour de la paix et du pardon », a soutenu maire de Bangui, avant de rappeler que « la paix est vaine sans sécurité. » Une invite à davantage d’implication de la jeunesse, saluée par la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU qui a dit sa satisfaction de « voir tous ces jeunes qui se mettent ensemble pour dire oui à la paix, pas seulement en termes de paroles mais aussi d’action. Ils deviennent une force d construction, de dialogue et de cohésion sociale. »

C’est le quartier Boeing, situé dans le 3e arrondissement de la capitale, qui a, enfin, accueilli Najat Rochdi qui a procédé à l’inauguration d’un chantier-école dans la commune de Bimbo III promotion entreprenariat des jeunes, construit et mis en service avec l’appui du Bureau international du Travail (BIT) et de l’Agence française de Développement (AFD). « La meilleure chose que l’on puisse faire pour la paix, est de nous assurer que les Centrafricaines et Centrafricains, par le biais de leurs jeunes qui sont l’avenir de ce pays, soient eux-mêmes porteurs de ce combat pour la paix »,a conclu la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU.

Les préfectures de l’intérieur du pays ne sont pas restées en marge de l’évènement, a l’instar de Bouar ou une « marche pour la paix », longue d’un kilomètre, a été effectué par environ un demi-millier d’habitants. Elle a été suivie d’une cérémonie officielle marquée par les messages de paix prononce par les forces vives de la Nana-Mambéré, dont des représentants des groupes armes 3R et Anti balaka. Ces derniers ont réitéré leur engagement mutuel à respecter le pacte de cessez-le-feu et de cessation des hostilités signé, en décembre 2017, à Bouar. C’est par un match de football dote d’un trophée dénommé « la Coupe de la paix » que se sont achevées les festivités.

Des célébrations similaires en différé sont prévues dans plusieurs autres régions du pays, en vue de porter le message de la paix au maximum de citoyens.

L'AUTEUR
MINUSCA


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