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Cameroun Matricide, rentrée scolaire et présidentielle en couverture des journaux camerounais


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

Le scandale provoqué par une femme ayant, manifestement sur commande, tué sa fille à Yaoundé s’affiche en couverture de certains journaux camerounais parus jeudi, juste à côté des angoisses de la rentrée scolaire prévue lundi prochain et de la veillée d’armes pour l’élection présidentielle du 7 octobre.

Sur ce que Baromètre Communautaire présente comme un crime rituel survenu le week-end dernier, Mutations s’est mis sur les traces de Jeanne Ngo Bayiha, la mère soupçonnée d’avoir froidement égorgé et décapité sa propre fillette de 8 ans.

Au quartier Éleveurs, détaille la publication, la police a mis la main sur les présumés complices de cette femme travaillant dans un restaurant, et qui aurait agi sur l’instigation de son patron contre la promesse d’une forte somme d’argent.

Renchérissant dans ce récit macabre, The Guardian Post révèle que le pot aux roses a été découvert lorsque la tête de la petite suppliciée a été retrouvée dans un bac à ordures, placé non loin du lieu du crime et que, tabassés par les voisins, la maman indigne et le commanditaire ont fini par cracher le morceau.

La photo de dizaines de femmes en lamentations, assises à même la chaussée et priant pour que leur progéniture ait le droit d’aller à l’école, orne la couverture de la même publication, rapportant cette fois une «marche de la paix» organisée la veille à Buea (Sud-Ouest), dans un contexte de crise sécessionniste dans les régions anglophones.

La même image revient dans les colonnes du quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune : vêtues de gros boubous, pleurant à chaudes larmes, gémissant, se roulant par terre, elles brandissaient des pancartes sur lesquelles étaient inscrits des messages de paix.

Ce conflit, explique la publication, a fait perdre le sommeil aux mères, inconsolables de savoir que certaines de leurs sœurs ainsi que plusieurs enfants, doivent se cacher dans la brousse pour fuir les exactions des sécessionnistes ayant, depuis des mois, décrété l’«école morte» sur une partie du pays.

Sans doute, glisse The Guardian Post, le gouvernement intérimaire de la république autoproclamée d'Ambazonie a-t-il saisi le sens du message, qui a lancé un appel prudent, et sous conditions, en faveur de la reprise des cours dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest.

Et quand bien même les sécessionnistes auront levé leur mot d’ordre, réplique L’Indépendant, il restera la psychose du livre scolaire, qui se fait rare et qui, à en croire l’hebdomadaire Ça Presse, rend l’ambiance de plus en plus irrespirable.

Ici et là, décrit Baromètre Communautaire, non seulement les nouveaux livres au programme tardent à être commercialisés en dépit des assurances des éditeurs quant à leur disponibilité dans les délais, mais, en plus, les «petites libraires», non arrimées à la grosse mafia financière, sont exclues du circuit de distribution.

Ce qui est constant, renchérit EcoMatin, c’est que «le livre scolaire camerounais enrichit les pays étrangers» : «Il faut 72 millions de livres pour satisfaire la demande cette année, soit un chiffre d’affaires de 200 milliards FCFA. Un juteux marché dominé par les éditeurs locaux, mais qui préfèrent faire imprimer leurs ouvrages hors du pays.»

Dans le domaine de la gouvernance, Cameroon Tribune focalise davantage sur le phénomène de la corruption qui se trouve au cœur du débat de l’élection présidentielle du 7 octobre prochain.

Et le journal de constater que les programmes politiques des différents candidats mettent un point d’honneur sur la poursuite du renforcement de l’arsenal répressif, l’octroi de pouvoirs supplémentaires au système judiciaire ainsi que la réforme des institutions.

Sur le scrutin présidentiel proprement dit, Baromètre Communautaire n’a pas de mots assez durs contre le gouvernement, qui refuse de céder aux prescriptions d’Elections Cameroon (Elecam), l’organe en charge des scrutins et opération référendaires : sur la dizaine de recommandations de 2011 en vue de l’amélioration du processus électoral, une seule a été mise en œuvre par le régime de Yaoundé, toute chose qui crée une insécurité juridique susceptible d’alimenter le contentieux postélectoral.



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