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Maroc Politique et économie s’imposent à la Une des quotidiens marocains


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

Les quotidiens marocains parus ce mardi consacrent de larges commentaires au discours du Roi Mohammed VI à l'occasion du 65ème anniversaire de la Révolution du Roi et du Peuple, à la relation entre le Maroc et la Banque Mondiale, au rapport de la Cour des Comptes et à la hausse des exportations des produits artisanaux.

+Rissalat Al Oumma+ indique que le dernier discours du Roi Mohammed VI a réaffirmé que le Maroc reste fidèle à son choix démocratique et de développement, comme il a rassuré les citoyens qui aspirent à répondre à leurs attentes et leurs besoins dans les différents domaines.

Le discours a donné une importance particulière aux questions des jeunes, en mettant l'accent sur la nécessité de leur assurer les conditions d’une vie digne et décente, ainsi que sur la formation et la qualification des jeunes compétences en vue de leur permettre d’être des acteurs dans le processus de développement.

+Aujourd’hui le Maroc+ assure que la relation entre le Maroc et la Banque Mondiale est gagnante pour les deux et dépasse le simple, mais important, aspect financier.

Le fait d’être bien « coté » sur les tablettes d’une prestigieuse institution comme la Banque mondiale est toujours un bon label pour une économie, connaissant les standards imposés par l’institution en termes de rigueur et de gouvernance, poursuit le journal.

La Banque mondiale gagne elle aussi dans la relation, précise-t-il, rappelant qu’elle peut à travers ses projets novateurs et réussis au Maroc montrer son savoir-faire, mettre en avant ses panoplies de produits et services et, in fine, recruter plus de clients partenaires.

+Akhbar Al Yaoum+ se fait l’écho du rapport de la Cour des comptes, rendu public et dressant le bilan des activités de contrôle des organismes publics durant les années 2016 et 2017. Ce rapport comprend deux volumes: le premier concerne les activités de la Cour des comptes, tandis que le deuxième, présenté en 13 livres, traite des travaux des Cours régionales des comptes. Moult dysfonctionnements sont mis à nu par l’institution de contrôle et d’audit.

Ce rapport, déjà présenté au Roi, balise ainsi la voie pour la mise en œuvre du principe constitutionnel de corrélation entre responsabilité et reddition des comptes, fait remarquer le quotidien.

Ainsi, souligne la publication, ce rapport révèle que le Crédit agricole finançait des projets d’habitat et d’investissement à des taux d’intérêt de 1% et que les programmes d’habitat économique sont devenus des affaires juteuses pour les promoteurs immobiliers, sans véritables répercussions sur le secteur de l’habitat et les couches qui devaient être ciblées. En effet, les habitants des bidonvilles et les familles croupissant sous des toits menaçant ruine sont les dernier à bénéficier de l’habitat économique, pourtant censé résoudre leurs problèmes de logement.

De même, note le quotidien, la vision 2020 du tourisme ne serait que vain vocabulaire. Cette vision a été lancée sans aucun diagnostic de la précédente, soit celle de 2010.

Concernant le département de l’Economie et des Finances, le rapport met en exergue les défaillances qui caractérisaient les opérations de bons de trésor et leur marché des adjudications. Un point noir qui constituerait le talon d’Achille de l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Mohamed Bousaid.

Ce dernier cas a aussi été soulevé par le quotidien +Assabah+ qui parle de manœuvres avec les bons de trésor. A ce propos, souligne le quotidien, une note à caractère d’urgence avait été jointe au rapport de la Cour des comptes à propos du manque de transparence dans la passation des marchés publics. Le secteur de la Santé tient également une place importante dans le rapport de la Cour des Comptes qui relève des défaillances à la pelle, renvoyant une triste image du secteur.

Le rapport épingle le département de la Santé sur les questions de la gouvernance, des services de soins, de la propreté et de la gestion administrative, en plus des dysfonctionnements du RAMED. Le tableau est noir.

Au niveau des collectivités locales, le rapport révèle que les communes devaient payer pas moins de 26 milliards de dirhams dans des affaires jugées par les tribunaux du royaume contre l’Etat, dans 6.999 procès. De même, la gouvernance locale a été décortiquée par les magistrats de la Cour des comptes, plusieurs anomalies entravant la bonne marche du système de la gouvernance locale et l’application de la politique de proximité ayant été relevées.

La gestion du fonds d’appui à la cohésion sociale a également été mise sur la sellette, notamment à cause de l’absence de suivi et des dysfonctionnements dans les programmes lancés pour, notamment, insuffisance de financements.

+Aujourd’hui le Maroc+ relève que l’artisanat marocain se porte bien, et même très bien, à l’étranger. En témoignent les statistiques des exportations des produits artisanaux à fin juillet 2018.

Le journal, qui relaie le sujet, précise d’ailleurs que les expéditions du Royaume ne cessent de se consolider, et ce après l’accroissement record observé durant l’année 2017 et la nette amélioration de 18,5% réalisée au premier semestre 2018. Une bonne nouvelle pour les acteurs de ce secteur. En effet, selon les dernières statistiques du ministère de tutelle, les exportations de produits artisanaux ont connu une croissance de 93% au 7ème mois de cette année, comparativement à la même période de l’année dernière.

Dans les détails, la dinanderie se classe en tête de peloton et enregistre une forte demande à l’étranger. Le volume des exportations de cette filière a été multiplié par 7,4 par rapport à ce qui a été expédié en 2017. La poterie et pierre a aussi réalisé de bonnes performances. Pour sa part, la bijouterie affiche une hausse de 99% des exportations, suivie directement des filières de bois et fer forgé, dont les ventes ont progressé de 82%. On note aussi que les exportations de tapis et vêtements traditionnels se sont redressées de 19% et 9%.

Par marché, les statistiques montrent une très forte progression des exportations des produits artisanaux marocains vers l’Italie. La Belgique se place en deuxième position. Globalement, la tutelle fait remarquer que la majorité des pays européens maintient une évolution positive. Aussi note-t-on que les expéditions vers les Etats-Unis (32% de croissance) représentent, avec les pays arabes, une part de 65% du chiffre d’affaires total à l’export.



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