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Cameroun Fait divers et crise anglophone au menu des journaux camerounais


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

Un braquage manqué, dans la nuit de vendredi à samedi à la résidence du secrétaire général de la présidence de la République (SG/PR), Ferdinand Ngoh Ngoh, anime les colonnes des journaux camerounais parus lundi, avec juste à côté les demi-aveux du gouvernement sur une vidéo controversée d’exécutions sommaires de civils par l’armée ainsi que le week-end sanglant, sur le front de la revendication sécessionniste anglophone.

Sur le premier sujet, et évoquant carrément une tentative d’atteinte à la sécurité de l’État, l’hebdomadaire Essingan présente en couverture une photo avec un gros impact de balle, à l’entrée du domicile du proche collaborateur du président de la République.

Il s’agit d’un «attentat manqué contre Ngoh Ngoh», répond en écho L’Indépendant, décrivant également une scène de guerre ayant abouti à l’élimination de deux assaillants.

Reconstituant «le film de l’attentat manqué chez Ngoh Ngoh», InfoMatin affirme également que «la thèse d’un attentat contre la personne de Ferdinand Ngoh Ngoh semble se dessiner», s’interrogeant au passage sur le caractère particulièrement déterminé des intrus.

«Tout semble indiquer que le mobile de l’intrusion n’était pas (seulement) le vol. Difficile en effet d’imaginer que des individus, uniquement guidés par le chapardage, prennent pour cible le domicile du patron et de la sécurité et du renseignement.»

C’est «un règlement de comptes au sommet», susurre Le Point Hebdo : la personnalité du SG/PR, encore inconnu du public avant sa nomination, a fait naître des suspicions et des interrogations dans le sérail, entre réseaux qui s’affrontent vers les cimes du pouvoir.

Il s’agit d’un simple problème d’insécurité, corrige L’Essentiel, généralement proche du pouvoir, précisant que la riposte des éléments de la police en faction a permis d’abattre deux des sept braqueurs alors que leurs acolytes, qui ont tenté de s’introduire dans la concession, fondaient dans le noir.

Sur un autre plan, et sous le titre : «Exaction de soldats sur des femmes et des enfants : un ‘’fake news’’ devenu vrai», La Voix du Centre constate que le régime de Yaoundé, après avoir longtemps qualifié les images choquantes de fausses et de truquées, a fini par ses rendre aux arguments de ses contradicteurs et décidé d’ouvrir une enquête.

Pour Mutations, cette avancée traduit «le grand mensonge» des autorités qui, au moment où une nouvelle vidéo similaire est en circulation, concernant cette fois la guerre contre la sécession dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, s’est finalement résolu à remettre les sept soldats présumés coupables de ces exécutions sommaires aux mains de la justice militaire.

«Le gros mensonge du gouvernement mis à nu», renchérit Le Messager, reprenant amplement les analyses de son confrère suscité alors que le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, se contente de publier, sans le moindre commentaire, le communiqué du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.

«Tchiroma rétropédale sur un ‘’fake news’’ qu’il a jadis condamnée», ironise The Guardian Post qui le voit, toute honte bue, finissant par annoncer que des soldats présumés coupables de ces actes sont aux arrêts après des mois de dénégations.

La pression, mais aussi les éléments de preuves étaient tels que le gouvernement, dos au mur, ne pouvait pas ne pas changer de position au risque, constatent en chœur Le Jour et Le Quotidien de l’Economie, de se mettre à dos les instances judiciaires internationales pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

C’est le monde à l’envers, s’exclame L’Indépendant : cette fois, ce sont les «fake news» qui vont l’assaut des forces de défense et de sécurité, dont les responsables n’ont pas tari, depuis des mois, de vanter le professionnalisme, le respect sans faille des droits humains et des droits de la guerre.

A la vérité, appuie Émergence, c’est la crédibilité même de l’État camerounais qui est remise en cause dans cette sombre affaire : «En admettant enfin l’authenticité de la vidéo de ces exécutions, et en annonçant la mise aux arrêts de 7 soldats, le gouvernement avoue la cacophonie qui règne au sein de sa communication de crise. Pendant ce temps, une nouvelle vidéo, tout aussi controversée sur les exactions de l’armée, a également vu le jour.»

La démarche des autorités camerounaises sur la vidéo virale vise, affirme l’hebdomadaire Intégration, à couper l’herbe sous les pieds du Haut-commissariat aux droits de l’homme des Nations unies, qui ces dernières semaines a multiplié les demandes d’accès au territoire camerounais en vue de mener des investigations non seulement dans la région de l’Extrême-Nord, mais également dans les régions anglophones où des accusations de torture et d’exécutions extrajudiciaires sont également imputées à l’armée camerounaise.

En faisant arrêter les suspects, relativise L’Anecdote, le président de la République, Paul Biya, démontre à ses détracteurs qu’il milite pour «une armée professionnelle» disciplinée, soucieuse de la protection des hommes, des biens ainsi que de l’intégrité territoriale.

Ceux qui, dimanche après la messe à Ekondo Titi (Sud-Ouest), ont commis un «meurtre en pleine cathédrale», selon le titre de Eden, n’étaient certainement pas des militaires.

Le Chief Esoh Itoh, dignitaire traditionnel, par ailleurs ex-président du conseil d’administration de l’agro-alimentaire Pamol, a été abattu à la sortie de la messe par de présumés activistes de la sécession, avancent The Voice et L’essentiel.

Il a été sorti de force de l’église par des inconnus cagoulés, avant d’être abattu dans la cour et sous les yeux horrifiés de dizaines de fidèles, décrit The Sun.

Dans ce chaudron de la crise anglophone, constate Mutations, il est de plus en plus clair que les élites du Sud-Ouest, qui considèrent leur région comme plus que jamais otage de visées sécessionnistes, prennent plus que jamais leurs distances avec leurs «frères» du Nord-Ouest ayant transporté la guerre sur leurs terres et dont le radicalisme se fait chaque jour plus violent encore.



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