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Cameroun Crise anglophone et crise familiale au menu des journaux camerounais


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

L’escalade de la violence sécessionniste dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest anglophone revient en force dans les colonnes des journaux camerounais parus lundi, avec en prime une crise au sein de l’une des familles les plus connues du pays sur fond de guerre de succession et d’élection présidentielle.

Le Jour trempe sa plume dans les profondeurs de la crise anglophone, une immersion qui part de la neutralisation, par le gouvernement, du Consortium de la société civile, au départ de la grogne et qui se posait en principal interlocuteur des autorités.

Sur le terrain de cette guerre de sécession qui va vers sa troisième année, constate le quotidien à capitaux privés, la violence a pris une nouvelle dimension dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest avec l’exécution, samedi devant une église à Batibo par des insurgés, d’un couple dont l’épouse, 42ans, et qui laisse trois orphelins âgés respectivement de 2, 6 et 24 ans.

Le crime ? Avoir osé braver le mot d'ordre d’«école morte» et de boycott du défilé 20 mai 2018 marquant la Fête nationale.

«L'armée a le monopole de la violence légitime», se défend, dans les colonnes de The Info, le chef de la division de la communication au ministère de la Défense, le colonel Didier Badjeck, pour justifier les assauts des forces de défense sur les positions tenues par les sécessionnistes «ambazoniens».

Pendant ce temps, renchérit La Météo, le chef de l’État vient d’instruire l’envoi d’une mission gouvernementale pour rencontrer les populations des régions anglophones réfugiées au Nigeria : elle ira à la rencontre des Camerounais réfugiés dans ce pays voisin afin de créer des conditions de leur retour dans leurs localités respectives.

Ce geste, souligne le bihebdomadaire, vient à point nommé au moment où les organisations de défense des droits humains estiment à ce jour à environ 50.000 Camerounais qui ont fui la guerre dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest pour aller se cacher dans la forêt ou se réfugier dans des camps de misère, de l’autre côté de la frontière.

Dans les colonnes du quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune (CT), le ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, se veut également rassurant à l’endroit de l’ensemble des populations : non seulement la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-ouest reste suivie pour un retour rapide à la normale, mais en plus le président de la République, Paul Biya, vient d’instruire la mise en œuvre d’un plan national de solidarité à l’endroit des compatriotes des zones concernées.

«Biya crée enfin un plan national de solidarité pour les Anglophones», souffle The Sun en même temps que CT annonce, dans les tout prochains jours, l’envoi d’une mission gouvernementale sur le terrain afin de rencontrer des Camerounais réfugiés au Nigeria et de créer des conditions de leur retour dans leurs localités respectives.

«Déposez les armes et demandez pardon !» hurle le même ministre, à l’endroit des sécessionnistes, dans les colonnes de L’Essentiel surtout que, s’empresse d’ajouter cette publication, le président Biya «a déjà beaucoup fait» notamment en matière de dialogue, d’instauration d’un bilinguisme intégral et en concédant plusieurs privilèges à la communauté anglophone, depuis le début de la crise.

Mais tout ceci ne semble pas suffisant, renchérit The Guardian Post, qui se fait l’écho d’un appel lancé par des élites du département de la Manyu (Nord-Ouest) et dignitaires du pouvoir, qui demandent au chef de l’État la libération des personnes emprisonnées dans le cadre du projet de partition du pays, mais également une mesure d’amnistie ainsi que l’avènement d’un vrai dialogue inclusif.

«La sortie de cette crise se jouera-t-elle sur le terrain politique, avec la présidentielle à venir ?» s’interroge lourdement L’Indépendant à la lumière des dernières pressions du rapport d’Amnesty International, pointant des exactions de l’armée sur des civils et condamnant également les violences sécessionnistes.

Il n’est pas exclu, commente l’hebdomadaire, que cette sale guerre, qui s’ajoute aux tensions dans le golfe de Guinée, que la communauté internationale décide de dépêcher un médiateur au Cameroun qui pourrait être soit l’ex-secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, soit l’ancien président sénégalais Abdou Diouf, ou alors le ci-devant chef de l’État nigérian Olusegun Obasanjo.

Un autre conflit, celui-là familial, qui passionne les journaux camerounais, c’est la guerre au sein du clan Muna, du nom du regretté président de l’Assemblée nationale Solomon Tandeng Muna, qui se déchire au moment où l’avocat Akere Muna, candidat déclaré à l’élection présidentielle, est poursuivi par sa cadette Ama Tutu Muna, par ailleurs ex-ministre des Arts et de la Culture, qu’elle accuse de faux et usage de faux dans des actes de succession.

«Akere Muna ouvre la boîte de Pandore de Ama Muna» ; «Akere Muna politise l’affaire» ; «L’équipe Ama Tutu répond à Akere», titrent respectivement The Guardian Post, Repères et Le Soir.

L’heure du déballage a donc sonné, constate la première publication citée, The Sun étant plus explicite qui, citant le par ailleurs ancien vice-président de l’ONG de lutte contre la corruption Transparency International, voit derrière la procédure judiciaire en cours la main du ministre de la Justice, garde des Sceaux et faucon du pouvoir de Yaoundé, Laurent Esso, accusé d’instrumentaliser la justice pour l’écarter de la course à la magistrature suprême.

Plutôt que de répondre aux graves accusations portées contre sa personne par sa propre sœur, Akere Muna, selon Le Soir, préfère recourir au dilatoire, le temps que passe la présidentielle et qu’il réalise son rêve de grandeur.

«L’affaire s’invite dans l’arène politique», acquiesce Repères : Akere Tabeng Muna trouve suspecte la diligence avec laquelle le tribunal de première instance de Bonanjo (Littoral) a annulé le jugement d’hérédité obtenu en 2002, et pour lui «il est clair qu’on veut l’empêcher de briguer la magistrature suprême en instrumentalisant sa sœur».



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