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Cameroun Politique et crise sociale en vedette dans les journaux camerounais


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

La nomination d’un ambassadeur controversé en Israël, la crise anglophone et les questions sociétales trônent dans les journaux camerounais parus vendredi.

C’est un cri de consternation, sous le titre : «Biyiti bi Essam échappe à la prison», qui s’affiche en couverture des quotidiens à capitaux privés InfoMatin et Le Jour, qui évoquent la bonne fortune de l’ex-ministre des Postes et Télécommunications, plusieurs fois accusé de prédation de la fortune publique, nommé la veille ambassadeur du Cameroun en Israël au terme d’un décret présidentiel.

Et, alors que le journal gouvernemental Cameroon Tribune se contente de publier l’intégralité dudit texte, les deux premières publications citées constatent que, désormais couvert par l’immunité diplomatique, cet ancien membre du gouvernement vient d’échapper aux multiples poursuites judiciaires qui lui pendaient au nez, à travers l’«Opération épervier»

Le bihebdomadaire satirique Le Popoli embraye dans le même sens, qui s’étonne également qu’«un éperviable» soit parachuté à la prestigieuse fonction de chef d’une mission diplomatique.

«Contre toute attente, Jean Pierre Biyiti bi Essam a toujours réussi à échapper aux serres de l’’’Épervier’’. Le voilà désormais bien au chaud à Tel-Aviv, où ses mauvais rapports avec l’argent publics pourraient se perpétuer en toute impunité», insiste InfoMatin.

Des Camerounais qui ne sont ni au chaud ni à l’abri, ce sont les 80% des centaines de résidents de la région anglophone du Nord-Ouest qui fuyant les exactions de l’armée contre les activistes sécessionnistes, et selon The Guardian Post et The Post, vivent en forêt.

Devenue asymétrique, la crise anglophone s’est également, selon la deuxième publication citée, invitée dans un centre d’examen du Certificate of Education (GCE) Board, l’équivalent anglophone du baccalauréat, dans le Sud-Ouest : une attaque au fusil a obligé les responsables dudit centre à évacuer les candidats.

«Alors que nous prétendons lutter pour leur avenir, nos enfants ont été pris en otage par des personnes voulant pour la partition du Cameroun, écrivent des élites du département du Kupe-Muanenguba (Sud-Ouest), dans un appel publié par Cameroon Tribune, au moment où leurs congénères du reste du pays vont encore à l'école : cela est non seulement inacceptable parce que nous violons, peut-être par inadvertance, leur droit fondamental à l'éducation, mais c'est aussi un moyen plutôt irraisonné de les préparer à être esclaves de leurs camarades d'ailleurs avec qui ils ne pourront plus concourir à armes égales.»

C’est désormais l’impasse, se désole The Guardian Post, rapportant l’accueil hostile réservé aux membres de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (Cnpbm) à Bamenda, le chef-lieu de la région du Nord-Ouest.

Ainsi, rendus sur le terrain pour recueillir les doléances, rétablir le dialogue et appeler à la fin des violences, le président de ladite instance, Peter Mafany Musonge et les siens, se sont heurtés à un mur, leurs interlocuteurs estimant que l’escalade répressive de l’armée, sur des populations civiles, n’est pas de nature à espérer l’apaisement.

Un autre son de cloche se fait pourtant entendre chez les élites du département du Kupe-Muanenguba, qui dans l’appel sus-évoqué expriment leur inquiétude quant aux exactions des criminels sécessionnistes, qui entraînent des pertes de vies, la destruction de biens ainsi que le déplacement de la population locale, avec des conséquences qui hanteront la région longtemps après que leurs causes auront été oubliées.

Et ça se dégrade également dans les régions septentrionales du pays, où la menace de famine, selon L’œil du Sahel, vient enfin d’être reconnue par le gouvernement.

Ce sont au total 170.000 personnes, acquiesce Le Jour, qui sont ainsi concernées et qui se recrutent majoritairement parmi les réfugiés internes et ceux fuyant les exactions de la secte islamiste Boko Haram au Nigeria voisin.




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