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Cameroun Presse, politique et crise anglophone en couverture des journaux camerounais


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

Les journaux camerounais parus jeudi se penchent sur l’état des médias locaux, à l’occasion de la Journée international de la liberté de presse, sans pour autant oublier la pression présidentielle ayant obligé certains sénateurs à s’appliquer la disposition sur le non-cumul des mandats à eux imposée par le président Paul Biya, et en restant préoccupés par la situation insurrectionnelle dans les régions anglophones.

Il y a une preuve évidente d'amélioration, dans le domaine de la liberté de la presse, souligne le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune (CT), notant que depuis la promulgation des lois sur la communication sociale de 1990 ayant favorisé l'investissement dans le secteur, le paysage médiatique camerounais a connu une croissance exponentielle avec de réels progrès.

InfoMatin, sous le titre : «Liberté de la presse : une menace permanente pèse sur les médias au Cameroun», ne semble pas du même avis pour qui non seulement les journalistes ne sont pas libres d’exercer leur métier, non seulement les confrères d’expression anglaise sont arrêtés simplement parce qu’ils sont «originaires d’une région où le régime était en difficulté», mais en plus il y a un ensemble de dispositifs institutionnels et réglementaires qui constituent des atteintes à la liberté de la presse dans le pays.

Si on doit à juste titre décrier la mauvaise collecte de l’information, les commentaires tendancieux, le chantage, la diffamation, la calomnie, l’outrage public par voie de presse ou l’injure, il n’est non plus excessif de dire qu’«au Cameroun, alors qu’il est censé promouvoir l’Etat de droit, la liberté d’expression et de presse, le Conseil national de la communication (CNC) est partial et partisan», et que l’ensemble de ses champs d’intervention doit être revisité.

Personne ne se soucie de la qualité des contenus et peu sont ceux qui prennent même la peine d'enquêter sur sa véracité des faits, renchérit CT : au mieux, le gouvernement pratique une certaine forme de régulation, par l'intermédiaire du CNC qui prend de temps en temps des mesures pour obliger les organes de presse enregistrés et les praticiens à respecter l'éthique de la profession, mais même cela semble inefficace, car la mise en œuvre des décisions du régulateur n'est pas strictement suivie

Sur un autre champ, Le Quotidien de l’Économie (LQE) décrit un contexte mortifère : viabilité des entreprises, conditions de travail, aide publique à la communication privée, digitalisation, tout est réuni pour que les médias à capitaux privés agonisent et, à l’allure où vont les choses, se prostituent ou disparaissent.

Le même journal, sur le front de la politique, annonce que 16 sénateurs, dos au mur, viennent à leur corps défendant de tourner le dos au cumul de postes.

Dressant la liste des concernés, la publication se demande finement pourquoi la même rigueur politique n’avait pas été appliquée lors de la dernière mandature.

«Les PCA démissionnent», se réjouit pour sa part Le Jour qui a retrouvé, dans le lot, pas moins de 6 présidents de conseil d’administration, pas peu fiers d’émarger à plusieurs endroits et aujourd’hui contraints et forcés de revoir leur train de vie avec la disparition de certains avantages de la fonction.

Tous les sénateurs dont les mandats étaient incompatibles avec d’autres fonctions ont choisi de rester au Parlement, précisent InfoMatin et Mutations, alors que CT se contente pudiquement de signaler qu’«au total, ce sont 16 dossiers de cas d’incompatibilité qui ont été examinés par le bureau» du Sénat.

Concernant la crise anglophone, The Guardian Post est reparti sur les traces des milliers de personnes réfugiées au Nigeria voisin mais avec une nouvelle réalité : beaucoup seraient désormais enrôlées par des formations politiques de ce pays qui, profitant de leur état de précarité, les inscrits sur les listes électorales en échange de petits moyens de subsistance.

Dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en proie à la fureur sécessionniste, Mutations consacre un grand angle aux martyrs de la crise anglophone : des élèves, enseignants, ministres du culte, soldats, opérateurs économiques et autres autorités administratives, fortement impactés depuis deux ans par les violences, embarqués dans une guerre qui n’est pas la leur et qui en payent le prix fort.

Prenant l’exemple de la localité de Belo (Nord-Ouest), CT décrit un lieu où l’activité socio-économique a été réduite à néant avec des rues fantômes et des magasins fermés depuis deux semaines.

Ce qui n’empêche pas, selon la publication, les autorités de continuer de passer le message à la population, soulignant que la présence des forces de sécurité vise à protéger les personnes et les biens contre certains ennemis voulant prendre la région en otage.




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