Choix de l'éditeur  | Version digest   
Maghreb  |  Afrique de l'Ouest  |  Afrique Centrale  |  Afrique de l'Est  |  Afrique Australe  |  Ocean Indien  
L'actualité de toute l'Afrique en continu
Home | Politique | Sport | Société | Economie | Revue de presse | Opinions   

Niger MODEN FA Lumana Africa: Déclaration du Bureau Politique National face aux dérives dictatoriales de Issoufou Mahamadou


Politique

AFRICAHOTNEWS.COM | | Commenter |Imprimer
MODEN-FA-Lumana-Africa:-Declaration-du-Bureau-Politique-National-face-aux-derives-dictatoriales-de-Issoufou-Mahamadou

Réuni en ce jour saint de l’Islam, le vendredi 13 avril 2018 à l’effet d’examiner la situation socio politique préoccupante créée et entretenue par Issoufou Mahamadou et son régime, le Bureau Politique National du MODEN FA Lumana Africa fait la déclaration suivante.

Militantes, Militants,
Chers Compatriotes

Comme en 2016, en privant le Président du MODEN FA Lumana Africa, Hama AMADOU de la liberté de battre campagne à travers une décision politique qui violait allègrement l’Arrêt de la Cour constitutionnelle validant sa candidature, aujourd’hui une autre décision politique dont l’objectif est d’invalider la candidature du Président du MODEN FA Lumana Africa vient de lui être rendue.

Comme en 2016, Issoufou Mahamadou n’est pas disposé à organiser de saines élections en 2021.
Il est décidé à confisquer le pouvoir et la souveraineté populaire par la violation répétée du cadrage constitutionnel, l’instrumentalisation des Institutions ainsi que l’utilisation du pouvoir d’Etat au service exclusif de son clan.

Dans cette optique, un plan machiavélique, pire que celui que nous avions vécu en 2016 est mis en marche : Il fallait avant tout empêcher à tous ceux qui le pourraient de contribuer à mettre en évidence la véracité du hold-up de 2016. Le refus d’organiser les élections locales sous des prétextes fallacieux, le refus de l’organisation de l’élection législative partielle de Maradi procèdent de ce stratagème.

Issoufou Mahamadou et son régime considèrent la retenue circonstancielle du peuple en 2016 comme l’indication indiscutable d’un peuple à qui on peut tout imposer. Après tout pourquoi ce qui a été si facilement possible en 2016 poserait-il de problème en 2021 ?
Pourquoi se gêner à élaborer des textes sur mesure et mettre en place une CENI « apprivoisée » ?
Pourquoi se soumettre aux décisions de justice dès lors que les choses sont « réglées » ?
Ceci explique que les violations des droits et les dénis de justice soient perpétrés avec plus d’arrogance et d’irresponsabilité et que les droits et libertés individuelles et collectives soient bafoués même aux prix de mettre à mal la cohésion nationale ou de poser des actes attentatoires à l’unité nationale ou de porter préjudice à notre politique extérieure. C’est ainsi qu’il faut comprendre la détention en prison de Seydou Bakary, Idé Kalilou et de leurs compagnons d’infortune. C’est également ainsi qu’il faut comprendre la rafle opérée dans les rangs des acteurs de la société civile et l’incarcération de Moussa Tchangari, Nouhou Arzika, Ali Idrissa Nani, Me Abdourahmane Lirwana, Ousseini Maiga, Mamoudou Seyni et de plusieurs autres.
C’est ainsi aussi qu’il faut comprendre la confiscation de la citoyenneté de Baba Alfa et l’attribution abusive à lui de la nationalité d’un pays voisin et souverain.
Comme en 2016, il n’y aura pas de coup KO, et Issoufou Mahamadou assumera la responsabilité du chaos dans lequel il envisage de conduire le Niger. Inch’Allah !

Militantes, Militants,
Chers Compatriotes

Le monde entier a apprécié et salué la maturité politique et l’esprit légaliste qui a toujours animé les militantes et les responsables du MODEN FA Lumana Africa pour préserver la quiétude sociale, même dans les moments les plus critiques de notre histoire récente !
Si aujourd’hui, la Communauté Internationale et les partenaires au développement de notre pays sont choqués et s’émeuvent de l’évolution de la situation politique du Niger qui tranche d’avec le bon sens, les principes et règles de la Bonne Gouvernance et d’avec les accords internationaux ratifiés par notre pays, au Moden FA Lumana Africa par contre, il en va tout autrement !
C’est sans surprise aucune mais dans l’humeur froide et résolue d’un esprit déterminé à vaincre les adversités de toute nature que ce simulacre de justice fut accueilli par le MODEN FA Lumana Africa tout entier!

Militantes, Militants,
Chers Compatriotes

L’instruction voilée donnée par Mohamed Bazoum, lorsqu’il déclarait, je cite : « je ne vois pas comment Hama peut échapper à une condamnation » était édifiante !

Il nous plait de rappeler que tenant compte de cette instruction, de la prévisibilité d’une décision connue d’avance, le ModenFA Lumana Africa les avait devancés ! Par anticipation, il avait annoncé le 28 Février de l’an de grâce 2018, la candidature unique de son Président Hama Amadou aux prochaines élections présidentielles.
Nous n’avions pas attendu le rejet du pourvoi fait par la cour de cassation pour déclarer, je cite :
« Quelle que soit l’issue de cette affaire au niveau de la Cour, le MODEN FA Lumana Africa proclame Monsieur HAMA AMADOU, son candidat aux prochaines élections présidentielles !
Notre Bureau Politique National fait solennellement le serment que Son Excellence Hama Amadou est son candidat quel qu’en soit le prix ! In Shaa Allah !!! »

Il s’agit là d’une position qui jouit de l’adhésion unanime des militants Lumana. En conséquence, le Bureau Politique National réitère que cette décision restera désormais, intangible et irrévocable !

Militantes, Militants,
Chers Compatriotes

Nous avions subi et essuyé les violations de nos droits individuels et collectifs au seul nom du sacrifice que le citoyen aimant son pays se doit de consentir pour préserver la paix et la quiétude sociale.
Mais aujourd’hui que,

• La boulimie financière a gagné les gouvernants impliqués dans divers scandales ;
L’impunité a rendu les hommes au pouvoir ivres de morgue et d’insolence ;
Le développement de la corruption gangrène l’administration centrale ;
L’économie criminelle germe dans les arcanes du pouvoir et nargue les citoyens ;
L’école, socle du développement, est à l’abandon ;
Les secteurs sociaux de base sont ignorés en faveur d’investissements improductifs ;
Les greniers sont vides;
Une loi de finance scélérate condamne la création des entreprises et accroît le chômage des jeunes;Les fronts de mécontentement se multiplient;
Le Trésor National s’achemine vers la cessation de payement;
Le pouvoir est aux abois et ne sait à quel saint se vouer pour infléchir sa descente aux enfers ;

Aujourd’hui que le régime est incapable de redresser le gouvernail d’un bateau ivre, voguant à tous les vents contraires de la mégalomanie et de la démagogie, la paranoïa de conserver le pouvoir incline Issoufou Mahamadou à chercher refuge dans la dérive totalitaire.

Dans la mesure où la séparation de pouvoir que consacre la Constitution du Niger qui protège les droits et libertés individuels n’est plus opérante, que les pouvoirs constitués semblent acquis au Président qui de fait, a déformé la nature du régime en perpétrant un coup d’Etat constitutionnel, les services essentiels se voient de plus en plus logés au cabinet du Président de la République. Le dernier en date étant le Commissariat à l’Informatique en réalité qui sera en charge de la conception et de la gestion de la biométrie. La transition vers l’Etat de non droit devient explicite et l’installation progressive dans une République bananière évidente !
D’ailleurs, le ridicule des élections de février et mars 2016, avec Mahamadou Issoufou battant campagne seul contre un adversaire au cachot, le laissait présager.

Militantes, Militants,
Chers Compatriotes

Les droits de tous les Nigériens sont menacés, mis sous hypothèque, dès lors que ceux d’un seul citoyen sont violés. La force et la volonté du peuple souverain préexistent le droit positif !
Dans la mesure où l’application déviée de la loi génère les risques d’implosion de la société, la Constitution nous fait l’obligation citoyenne et morale de marquer résolument « notre opposition absolue à tout régime politique fondé sur la dictature, l’arbitraire, l’impunité, l’injustice, la corruption, la concussion, le régionalisme, le népotisme, le pouvoir personnel et le culte de la personnalité ».

Militantes, Militants
du MODEN FA Lumana Africa

Si la démocratie c’est d’abord et avant tout le respect des règles établies, la résistance à toute forme d’oppression devient un devoir citoyen !
Le MODEN FA Lumana Africa a bien compris Issoufou Mahamadou.
Désormais, nous allons parler le même langage !

En vous invitant au sursaut patriotique pour le salut de la République, le Bureau Politique National vous engage à consentir les sacrifices nécessaires à la restauration de la démocratie et à l’édification d’une Nation unie solidaire et fraternelle.

Vive le MODEN FA Lumana Africa !
Vive le FRDDR,
Vive le Niger,

Prêts pour la restauration et la Défense de la Démocratie

Je vous remercie !
Fait à Niamey le 13 Avril 2018



Autres titres
Gabon Plan de Relance de l’Economie: le rapport d’exécution 2017 présenté lundi 
Mali Déclaration de Politique Générale du Premier Ministre Soumeylou Boubeye Maïga du 20 Avril 2018 
Côte D'Ivoire Lakota/Canton Opareko: Alassane Ouattara fait un don inoubliable 
Plus de nouvelles





Commentaire
Pseudo
Répondre à intervenant :
Numéro de contrôle
Saisir le numéro de contrôle
RECHERCHE
Niger Communiqué du conseil des ministres du lundi 23 avril 2018 
Niger Communiqué du conseil des ministres du vendredi 20 avril 2018 
Niger L’université de Niamey fermée suite à de violentes manifestations estudiantines 

TOUTE L'ACTUALITE
► POLITIQUE
► SPORTS
► SOCIETE
► ECONOMIE ET FINANCES

CONTRIBUTIONS
► OPINIONS
► CHRONIQUES
► ANALYSES
► Envoyez-nous vos contributions
Afrique : Toute l'Afrique
Afrique du Nord : Algérie   Maroc   Tunisie
Afrique de l'Ouest : Bénin   Burkina-Faso   Côte d'Ivoire   Ghana   Guinée   Mali  
Nigeria   Sénégal   Togo
Afrique Centrale : Burundi   Cameroun   Centrafrique (Rép)   Congo   Congo RDC   Gabon  
Rwanda   Tchad

© EXIN MEDIA. | Contactez-nous | Mention légale | Partenaires