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Cameroun La politique et les «affaires» font de la résistance à la une des journaux camerounais


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

Les lendemains des élections sénatoriales de dimanche occupent une place de choix dans les journaux camerounais parus mardi, au même titre que les répercussions de l’«Opération épervier» destinée à donner la chasse aux détourneurs de deniers publics.

Avant même la proclamation des résultats du scrutin sénatorial, le 9 avril prochain, The Guardian Post et Mutations annoncent la défaite, dans la région anglophone du Nord-Ouest, du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir) au profit du Front social démocratique (SDF), son éternel adversaire dans cette région.

Et déjà fusent les règlements de comptes au sein même du régime de Yaoundé, les élites de la zone, à commencer par le Premier ministre Philemon Yang, étant accusées, selon la première publication citée, d’avoir imposé des candidats «impopulaires» aux grands électeurs que sont les conseillers municipaux.

La victoire du SDF peut être qualifiée de surprenante, confirme Mutations : la formation tient le haut du pavé, dans une région où les revendications sécessionnistes ne faiblissent pas depuis octobre 2016.

Ce qui est étonnant, souligne la publication, c’est que le RDPC détient la majorité des conseillers municipaux dans le Nord-Ouest et qu’il devra, désormais, tirer toutes les conséquences de ce désaveu populaire de ses élites locales, dans un contexte de crise anglophone.

Le parti au pouvoir, répond en écho InfoMatin, peut néanmoins savourer son exploit dans la municipalité frondeuse de Yabassi (Littoral), qui présente la particularité que ses conseillers municipaux (92) sont encartés à l’Union pour la fraternité et la prospérité (UPF, opposition) et ont, finalement, retourné leur veste pour faire pencher la balance en faveur du RDPC.

«On attend les résultats officiels», titre le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune qui ose, par ailleurs, publier une réaction résignée de l’Union démocratique du Cameroun (UDC, opposition) : on ne se fait aucune illusion, le Conseil constitutionnel devant simplement officialiser ce qu’on sait déjà.

Cette formation a déjà indiqué qu’elle ne fera pas de recours, les irrégularités constatées étant «difficilement démontrables, les huissiers de justice ne travaillant pas le dimanche».

Abordant la «fameuse ‘’Opération épervier’’», The Guardian Post fait un zoom sur «un paradoxe» : la mise aux arrêts de Dieudonné Oyono, accusé de distraction de fonds alors qu’il était recteur de l’université d’État de la métropole économique, Douala.

Le concerné, rappelle le journal, est surtout connu pour être le coordonnateur du Programme national de gouvernance (PNG), un organe public dédié à la bonne gouvernance.

Qu’ils s’appellent Dieudonné Oyono, Basile Atangana Kouna, Bruno Bekolo Ebe ou encore Jean William Sollo, ils sont tous, titre Le Jour, «prisonniers du président» Biya qui les nomme, les laisse impunément taper dans la caisse pendant des années avant de les envoyer en prison, question de bien montrer qui est le maître des horloges.

L’Expression Économique a fait le décompte : 8 personnalités déjà écrouées en quelques jours, et 28 autres dans le couloir du Tribunal criminel spécial (TCS), en charge de juger les «grands» criminels économiques.

C’est un «manège» qui se joue au TCS, affirme Kalara, l’«hebdomadaire du monde juridico-judiciaire» : non seulement l’on a affaire à de vieux dossiers réchauffés pour faire illusion, mais en plus, à travers des massages d’interdiction de sortie du territoire, visant certaines personnalités et abondamment relayés par les médias, le pouvoir de Yaoundé est en train de jeter en pâture de présumés innocents pour donner des gages de bonne gouvernance à l’opinion nationale et aux partenaires au développement.

Et il n’est pas impossible, se hasarde Pile ou Face, que, après avoir ainsi démontré sa toute-puissance à ses sujets, Paul Biya consente finalement à accorder sa grâce à quelques «prisonniers de luxe» de l’«Opération épervier» ayant fait amende honorable, c’est-à-dire remboursé le corps du délit et accepté de battre campagne pour sa réélection en octobre prochain.




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