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Cameroun Economie, crise anglophone et gouvernance font les choux gras de la presse camerounaise


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

Les quotidiens camerounais parus mardi se focalisent sur la 9ème session du Cameroon Business Forum (CBF), la plateforme de dialogue des secteurs publics et privé, mais également les derniers développements de la crise anglophone, ainsi que la descente aux enfers de quelques pontes du régime tombés en disgrâce depuis le 2 mars.

Rapportant les préoccupations des milieux d’affaires, lors de la tenue la veille dans la métropole économique, Douala, des travaux du 9ème CBF, Le Quotidien de l’Économie conclut que le secteur privé plaide pour un nouvel outil de production.


Alors que le gouvernement annonce le paiement de la dette due aux petites et moyennes entreprises (PME) dès le 2ème trimestre 2018, note le journal, les entreprises souhaitent un accompagnement de l’État afin de renouveler les équipements indispensables à l’extension du marché hors des frontières camerounaises.

En plus de cette préoccupation, renchérit le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, il y a nécessité de protéger les entreprises nationales, qui font face en ce moment à une pénurie de devises qui freine leurs opérations à l’export, sans compter les entreprises qui paient un lourd tribut du fait des troubles sécuritaires dans certaines régions du pays.


«Le gouvernement doit trouver des solutions à ces problèmes pour que toutes les parties soient au rendez-vous de l’émergence», souligne la publication, rappelant que l’univers des opérateurs économiques «se confond avec les difficultés au niveau de la fiscalité, la baisse des parts de marché, l’influence des produits importés, le faible niveau des exportations, la transformation embryonnaire de la production locale».


Le dialogue semble véritablement sur les rails, analyse Mutations à propos du CBF, mis en place pour œuvrer à l’amélioration du climat des affaires et qui, à ce jour a enregistré 64% de réalisation des recommandations formulées par les parties.


Abordant l’épineuse crise anglophone, qui paralyse et ensanglante depuis 18 mois les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, InfoMatin note que la localité de Batibo, frontalière avec le Nigeria, est devenue l’épicentre des revendications sécessionnistes et de l’insécurité, le quotidien des civils et des soldats étant rythmé par des enlèvements et assassinats, les violences s’étant intensifiées ces dernières semaines.


Et comme pour souligner le niveau de gravité de la situation dans cette zone, Mutations révèle que deux autres gendarmes viennent d’être tués et trois de leurs camarades d’armes blessés par des sécessionnistes se réclamant des Forces de défense de l’Ambazonie (ADF), portant ainsi à 29 le nombre de soldats tombés sous les assauts des intégristes séparatistes.


En dehors de la partition du pays, rappelle The Guardian Post, la milice ADF revendique, pour la libération du délégué régional des Affaires sociales pour la région du Nord-Ouest, Aaron Ankiambom, enlevé le 10 mars dernier dans le Nord-Ouest, des preuves de vie des sécessionnistes extradés du Nigeria voisin en janvier dernier.


Il est «regrettable», déclare dans cette publication le président de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés (CNDHL), Chemuta Divine Banda, que même le gouvernement refuse que cet organe étatique rende visite aux détenus activistes.


Le pauvre otage, s’exclame The Horizon, risque l’exécution dans quelques heures, selon l’ultimatum des ADF, si le gouvernement continue d’entretenir le mystère autour de cette affaire.


Loin des affres de la sécession, mais tout aussi inquiet sur son propre sort est celui qui était, jusqu’au 2 mars dernier, le secrétaire d’État à la Défense en charge de la gendarmerie, Jean Baptiste Bokam qui, selon Le Point Hebdo, «demande l’asile politique en France».


Parti du pays peu avant le récent réaménagement gouvernemental pour des raisons de santé, l’homme, conscient des frasques commises pendant 12 ans à la tête de cette administration, devrait officiellement introduire sa requête auprès des services compétents «d’ici la fin de cette semaine».


«Jean Baptiste Bokam en fuite», titre de son côté Aurore Plus : parti du Cameroun dans la précipitation, au moment où un indic lui avait signalé son départ des affaires assortie de sérieuses menaces d’arrestation à la clé, le non moins ex-ministre des Travaux publics, qui traîne plusieurs casseroles, est pour l’instant tapi à l’ombre en attendant que le vent passe, «mais les derniers développements de la situation pourraient le retenir pendant de longues années loin du bercail».



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