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Niger Discours du 28 janvier 2018 des organisations de la société civile nigérienne


Société

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Camarades Responsables des organisations de la société civile nigérienne Camarades militantes et militants des OSC Chers (es) Concitoyennes et Concitoyens Chers Compatriotes,

Ce jour 28 janvier 2018, une autre page de notre histoire est entrain de s’écrire. Le monde entier nous regarde. Pour la deuxième fois, nous voilà débout, mobilisés et déterminés à exprimer de vive voix notre indignation et notre désapprobation de l’attitude et du comportement du Gouvernement et de la Représentation nationale, qui ont choisi lamentablement de se mettre en porte à faux avec les aspirations du peuple en élaborant et en adoptant une loi scélérate et antisociale des finances 2018, qui confèrent des cadeaux fiscaux illégitimes aux plus nantis et consacre l’iniquité fiscale vis-à-vis des moins nantis en même temps qu’elle maintient en hausse le train de vie de l’Etat et les dépenses de prestige au détriment des services sociaux de base.

Au moment où notre peuple meurtri par les vicissitudes de la vie quotidienne, attend légitimement des choix de politiques publiques respectueuses de ses aspirations au bien être collectif, le Gouvernement et les élus nationaux, qui nous représentent, n’ont rien trouvé de mieux que de mettre en place un système rapace de pillage systématique des deniers publics sur fond de gabegie et de malversations multiples.

Pire, les fondements même de la République, de la Démocratie et de l’Etat de droit sont mis à rude épreuve. La rupture d’égalité entre les citoyens est manifeste. Le Niger n’a jamais connu autant de pillage grotesque au vu et au su de tout le monde depuis son accession à l’indépendance.

Sinon, comment comprendre que les Gouvernants choisissent de trahir le peuple de manière aussi grotesque en violant la constitution, qu’il s’est librement donnée dans le seul dessein égoïste de s’octroyer des rentes de situation ?

Comment comprendre que les représentants de la Nation puissent faire fi de la situation de mal vivre collectif, de la misère générale, qui tenaille le peuple et de la vie chère ambiante pour s’octroyer des avantages faramineux illicites et illégitimes au détriment des services sociaux de base ?

Comment comprendre qu’au moment où, on fait subir à Tous, les affres des mesures impopulaires et antisociales, malgré le contexte extrêmement difficile dans lequel végètent les populations nigériennes caractérisé par une guerre asymétrique à l’ouest et à l’est du pays, une insécurité alimentaire rampante, un chômage endémique des jeunes, une crise chronique des systèmes éducatif et sanitaire, un renchérissement vertigineux du coût de la vie et une dégradation continue du niveau de vie de la majorité écrasante du peuple, les princes, qui nous gouvernent, vont élaborer une telle loi antisociale des finances au profit de leurs amis et au détriment de la majorité écrasante du peuple et du pays tout entier ?

Chers Compatriotes ;

En cette journée historique mémorable, nous proclamons et réaffirmons haut et fort notre attachement à la bonne gouvernance démocratique, à l’égalité de tous devant la loi et les services publics, à l’équité et à la transparence dans la gestion des affaires publiques. C’est pourquoi, nous rejetons toute initiative de loi qui instituerait des avantages indus, abusifs et égoïstes aux multinationales et aux princes, qui nous gouvernent à un moment où le pays va mal, très mal même.

Nous estimons que le cadre démocratique et républicain que nous nous évertuons à édifier dans notre pays ne peut s’accommoder des comportements et des attitudes aussi immorales que gloutonnes que développent nos gouvernants vis-à-vis de nos deniers publics qu’ils sont sensés protéger contre tout détournement et/ou dilapidation en considération des dispositions pertinentes de la constitution de la 7ème République.

Face à une telle dérive, notre peuple tout entier est aujourd’hui interpellé pour dire non à la loi des finances 2018, non au pillage systématique, non à la mauvaise répartition des ressources nationales, non à la gabegie et train de vie abusif de l’Etat, non à l’abus de pouvoir, non au gangstérisme juridique, à la manipulation et à la violation des textes fondamentaux pour satisfaire des intérêts égoïstes au détriment du peuple et de la Nation entière.

Chers compatriotes ;

Aujourd’hui, notre pays est à la croisée des chemins, c’est le moment où tous les fils du pays épris de patriotisme et de justice doivent se mobiliser comme un seul homme pour défendre les principes fondamentaux de la bonne gouvernance démocratique, la forme républicaine de l’Etat, la démocratie, l’Etat de droit, la transparence, l’équité et la justice sociale en vue d’une juste et meilleure répartition des fruits de la croissance entre toutes les couches socioprofessionnelles de notre pays et les secteurs sociaux de base.

C’est le moment où jamais, de réaffirmer notre aspiration à la liberté, à la justice, à l’égalité, à l’équité, à la bonne gouvernance démocratique, à la paix, à la sécurité, à l’unité nationales et à la souveraineté nationale pour oser espérer la vraie indépendance nationale, le développement et l’épanouissement de chacun et de tous.

Chers compatriotes ;

C’est un impératif de survie de notre cadre démocratique et républicain si chèrement acquis de hautes luttes. C’est pourquoi, nous estimons qu’aucun sacrifice n’est de trop pour la sauvegarde des acquis démocratiques, la paix sociale, l’égalité, la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national, la cohésion nationale, la défense de la République, de l’indépendance nationale et de l’intégrité du territoire à un moment notre pays est en voie d’occupation par les forces étrangères et menacé par les terroristes de tout acabit.

Notre mobilisation actuelle témoigne, à la face du monde de notre prise de conscience individuelle et collective de tous les enjeux de l’heure et exprime concrètement notre engagement résolu à ne ménager aucun effort pour lutter contre la malgouvernance, la dilapidation des deniers publics, l’enrichissement illicite, la spoliation des richesses nationales et les abus de pouvoir et de position de la part de nos élus et de qui que ce soit au détriment du peuple.

Désormais, plus personne ne doute de la nécessité de se battre contre vents et marrées pour asseoir les bases d’une véritable gouvernance démocratique aux services du peuple conformément à l’esprit et à la lettre de notre loi fondamentale de telle sorte que les élus et tous ceux ayant la charge de gestion d’une parcelle de pouvoir d’Etat soient astreints à l’obligation de rendre compte au peuple, de travailler essentiellement pour le bien commun et de se conduire en tout, partout et pour tout en dignes et loyaux serviteurs du peuple.

Chaque citoyen doit se convaincre définitivement que le vrai mobile de l’attitude de la représentation nationale est d’essence prébendier. Il vise à permettre aux députés de s’assurer des rentes à vie au détriment des autres citoyens qui sont contraints de payer les multiples impôts et taxes consenties par eux pour alimenter les caisses de l’Etat afin de faire face à toutes les incidences financières nées de la mise en application des différentes lois iniques, qui leur consacrent des avantages faramineux.

A titre illustratif, relevons que le budget de l’Assemblée Nationale a connu ces dernières années une croissance exponentielle. De un milliard deux cinquante millions (1.250.000.000 Fcfa) qu’il était en 1994, il se chiffre à environ dix huit milliards cinq millions (18.500.000.000 Fcfa) cette année 2018. Alors même que la proportion des budgets alloués aux services sociaux de base n’a fait que baisser drastiquement d’année en année nonobstant les promesses fracassantes et démagogiques annoncées à grande pompe par le Président de la République et le Premier Ministre.

Comme on le voit, les agissements de nos gouvernants élus et fonctionnaires ont une incidence directe sur le coût de la vie, qui devient de plus en plus chère pour la majorité écrasante du peuple, dont les conditions de vie se dégradent chaque jour un peu plus avec le début l’application de cette fameuse loi scélérate des finances 2018.

Aujourd’hui, c’est un truisme de le dire, la misère est dans presque tous les foyers. Les produits même de première nécessité sont inaccessibles pour la majorité de la population en raison de certains choix politiques antisociaux et inopportuns, dont les corollaires grèvent dangereusement les budgets des ménages.

Chers compatriotes ;

Faute de quoi, tous les citoyens sont fondés légitimement à refuser de servir de vache à lait à ceux qui, dans l’exercice du pouvoir d’Etat qu’ils incarnent, pratiquent le favoritisme et procèdent à la dilapidation des deniers publics en violation flagrante des articles 4 et 41 de la constitution du 25 novembre 2010.

Aussi, en cette circonstance solennelle, nous demandons à nouveau au Président de la République et au Gouvernement de prendre des mesures additionnelles d’urgence exigées par les circonstances pour aider les populations à faire face au coût de la vie chère ambiante, à l’insécurité alimentaire actuelle, au renchérissement vertigineux des prix des produits de première nécessité et aux abus manifestes de certains commerçants véreux.

Pour terminer, nous invitons tous les nigériens épris de justice sociale à rester fermes et déterminés dans la lutte citoyenne que nous avons l’obligation de mener pour le rejet de la loi des finances 2018, la sauvegarde et la consolidation des acquis démocratiques et républicains, la défense de la souveraineté nationale mise à rude épreuve ainsi que la protection des biens publics et les ressources nationales contre les rapaces et les prédateurs de tout acabit.

Enfin, nous demandons à toutes les citoyennes et à tous les citoyens de s’invertir davantage dans le cadre des Journées d’Actions Citoyennes (JAC) et de prier, chacun du mieux qu’il peut, pour implorer Dieu le Tout Puissant, afin qu’Il nous assiste de Sa Miséricorde pour amener nos gouvernants à écouter le cri des cœurs meurtris de tous les nigériens mobilisés pour dire non à la loi des finances 2018 et pour le retour définitif de la paix et de la quiétude sociale dans notre cher pays, le Niger un et indivisible. Rendez-vous est pris pour le dimanche 11 février 2018 pour la prochaine Journée d’Action Sociale (JAC).

Vive la République du Niger Une et indivisible, Démocratique et sociale !
Vive la Démocratie et l’Etat de Droit !
Vive la Société Civile Nigérienne !
En avant pour le contrôle citoyen de l’action publique
En avant pour la Bonne Gouvernance et pour la Justice sociale !
Tous unis, nous vaincrons !
La Patrie LIBRE ou la mort, La lutte Continue !

Je vous remercie de votre aimable attention !



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