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Cameroun Politique et économie en couverture des journaux camerounais


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Les tensions identitaires, dans le chaudron des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais aussi les mauvaises performances sur le terrain de l’économie, constituent l’essentiel des préoccupations des journaux camerounais parus mercredi.

Mutations, sous le titre «Crise anglophone : sur les pas des déplacés», raconte le quotidien particulièrement cruel de ces centaines de familles obligées de tout quitter pour échapper à la violence, à la discrimination et à l’année blanche pour leurs enfants scolarisés.

Le Cameroun, avec cette surchauffe sociopolitique dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, est véritablement au bord de la rupture, déclare dans Le Messager le philosophe Achille Mbembe et, tout à côté, c’est le leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC, opposition), Maurice Kamto, qui demande à la Cour suprême de constater la vacance au sommet de l’État, suite à l’absence prolongée du président Biya au moment où son pays tangue de toutes parts.

Mais certains auraient tort de croire que rien n’est entrepris, signale Repères qui évoque en ces termes l’offensive communicationnelle du gouvernement : «Depuis quelques semaines, son porte-parole multiplie conférences de presse et visite des salles de rédaction pour que le point de vue du gouvernement soit pris en compte et rappeler aux journalistes leur responsabilité dans le contexte actuel.»

Jamais ledit porte-parole, par ailleurs ministre de la Communication, Issa Tchiroma Bakary, n’a autant communiqué sur un sujet que la crise anglophone qui agite le Cameroun depuis un an pratiquement, la tournure prise par les événements depuis le 22 septembre l’ayant conduit à multiplier ses rencontres avec la presse dans le cadre de la communication gouvernementale.

Pendant ce temps, constate la même publication, «des évêques attisent les braises, particulièrement ceux de la province ecclésiastique de Bamenda, qui ferment délibérément les yeux sur les actes odieux des manifestants sécessionnistes et critiquent l’action des pouvoirs publics visant à rétablir l’ordre républicain».

Dans une déclaration en effet, étaye InfoMatin, les hommes d'Eglise invoquent un «génocide», parlent d'«épuration ethnique» et dénoncent «l'usage irresponsable d'armes à feu contre les civils désarmés».

Relayant un communiqué du Forum des Camerounais libres pour l’unité nationale (Fclun), ce quotidien à capitaux privés juge ces qualificatifs «regrettables pour des hommes d’Église» : il aurait été mieux ou plus juste, pour les évêques de la Province ecclésiastique de Bamenda, de dire tout haut que l’agenda du fédéralisme ou de la sécession est un acte inacceptable pour le peuple camerounais.

Il est à la fois étonnant et consternant, renchérit Le Soir, de constater que des ministres du culte, censés cultiver, la tolérance et le vivre-ensemble, se retrouvent ainsi à faire l’apologie du terrorisme.

Il est venu, exhorte le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, le moment de préparer le terrain pour le dialogue, et non d’attiser les tensions parce que, dans la situation qui prévaut en zone anglophone, tous les Camerounais doivent se considérer comme les acteurs de la paix.

«En attendant la forme de dialogue, à fixer par qui de droit, il importe déjà de continuer la décrispation du climat. Et dans cette optique, les contributions des acteurs de la scène sociopolitique sont déterminantes pour favoriser une baisse de la tension propice à un retour de l’harmonie.»

Le gouvernement opte donc finalement pour le dialogue, constate Émergence qui regrette l’année perdue dans les tergiversations, les violences et qui a raidi les rapports entre les protagonistes.

Mais personne ne devrait être exclu de la table des négociations, et aucun sujet ne sera tabou, avertit cette publication qui, relayant par ailleurs la position du porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary, indique toutefois qu’un minimum de préalables devraient être respectés par les activistes de la sécession.

«Mais pourquoi ne pas tenter l’alternance pour régler définitivement la question ?» s’interroge lourdement The Guardian Post, pour qui l’une des solutions pourrait effectivement, consister à instaurer la rotation entre Anglophones et Francophones à la tête de l’État.

Sur un autre front, Le Quotidien de l’Économie signale la baisse des recettes douanières du pays entre janvier et juin 2017 : 336,2 milliards FCFA, contre 346,8 un an plus tôt, conséquence entre autres de l’entrée en vigueur des Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne qui prévoient une franchise sur plusieurs produits.

Il n’y a pas qu’à la douane que ça va mal, ajoute EcoMatin, selon qui aucune prévision de recettes budgétaires, qu’elles soient pétrolières ou fiscales, n’a été réalisée au 1er semestre de l’année en cours.

Face à la récession qui fait de la résistance, le Cameroun, en matière de gestion publique, n’a pas d’autre choix que d’aller «à pas forcés vers l’orthodoxie», estime l’hebdomadaire Expression Économique.



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