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Cameroun La crise sociopolitique anglophone en couverture des journaux camerounais


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

Les derniers développements de la situation dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, en proie à une nouvelle montée de tension, à la violence et à la dérive terroriste, consécutives à des revendications sécessionnistes, font la couverture des journaux camerounais parus mardi.

Toutes tendances confondues, écrit InfoMatin, la classe politique condamne le recours à la violence ainsi que l'attentat terroriste des sécessionnistes radicaux du Southern Cameroon à Bamenda, ainsi que la tentative d'incendie des cuves de la Société camerounaise de dépôt pétrolier (SCDP), perpétré à Douala (Littoral).

Un véritable consensus se dégage pour condamner toute forme de violence, quel que soit le motif de la réclamation, répond en écho Le Quotidien de l’Économie : en dehors du silence assourdissant observé du côté du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir), l’essentiel de la classe politique, mais aussi la majorité des citoyens interrogés par cette publication récusent les actes de terrorisme et de vandalisme, vécus le week-end dernier dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, et appellent au dialogue.

Ça tombe bien, renchérit The Guardian Post qui constate qu’après des mois de tergiversation, la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM), organisme gouvernemental de médiation, a enfin décidé de se déployer dans ces zones chaudes afin de prôner la paix, la concorde et l’unité nationale.

La même publication fait cependant sa principale manchette sur l’arrêt, annoncé la veille par un tribunal du Nord-Ouest, de l’arrêt de poursuites judiciaires contre des dignitaires religieux poursuivis pour présomption de complicité avec des meneurs de la cause sécessionniste qui avaient décidé d’une année scolaire blanche en régions anglophones.

«Des évêques anglophones échappent à la prison», observe pour sa part InfoMatin : la décision d’arrêter les poursuites contre Cornelius Fontem Esua, Michael Miabesue Bibi et Georges Nkuo rentre en droite ligne des prescriptions du chef de l’État, ordonnant l’arrêt des poursuites contre des leaders anglophones détenus pour leur présumée implication dans les violences dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

«Ces gestes illustrent la volonté des pouvoirs publics de rechercher, en tout temps, des voies et moyens pour une résolution pacifique de la crise anglophone.»

Mutations abonde dans le même sens, tout en rappelant que les accusés encouraient, selon la demande en réparation formulée par un groupe de parents d’élèves, une amende de l’ordre de 150 milliards FCFA.

Et, pendant qu’il confirme que «l’État abandonne les poursuites contre les évêques anglophones», Émergence alerte sur une autre préoccupation : l’avocat Nkongho Felix Agbor, le leader du Consortium de la société civile anglophone, récemment bénéficiaire lui aussi d’une mesure d’arrêt des poursuites judiciaire, est «menacé de mort par les sécessionnistes».

Il se passe, explique la publication, que des intégristes de la partition du Cameroun n’ont guère apprécié l’appel au calme et à la non-violence, lancé dimanche dernier par cet auxiliaire de justice à l’endroit de ceux qui ont engagé des agressions physiques, le vandalisme d’édifices publics et même des attentats à la bombe pour faire entendre leur cause.

Un autre groupe ayant manifestement choisi de faire dans la surenchère, c’est le groupe parlementaire du Front social démocratique (SDF, opposition) dont Le Jour relate la «vraie-fausse» démission de certains de ses membres du Parlement.

En vérité, explique Le Messager, ce sont les réseaux sociaux qui ont fabriqué cette abdication qui n’a jamais été confirmée par les principaux concernés.

Sauf que tout ceci, ajoute le journal, se passe alors que le président Paul Biya, après son discours de vendredi dernier à la tribune de la 72ème Assemblée générale des Nations Unies à New York, plutôt que de rentrer éteindre les départs d’incendie, a choisi de pointer aux abonnés absents.



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