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Cameroun Les journaux camerounais à fond sur la rentrée scolaire


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

Les journaux camerounais parus ce lundi font la part belle à la rentrée scolaire à hauts risques, dans les régions frondeuses anglophones, reléguant au second plan la cuisante défaite (4-0) subie au Nigeria par les Lions indomptables, en éliminatoires du Mondial 2019.

«Grande mobilisation autour de l’école», est le titre qui barre la couverture de l’hebdomadaire L’Essentiel qui, au lendemain de la décision par le président Biya de l’arrêt des poursuites judiciaires contre les meneurs de la fronde ayant paralysé les zones anglophones du pays pendant une année, croit venu le temps de l’apaisement.

Et, témoignages à l’appui, la publication fait état du déploiement sur le terrain d’autorités traditionnelles, d’enseignants, de membres de la société civile et autres associations de parents d’élèves, qui, après avoir applaudi le geste de mansuétude du chef de l’État, sont déterminés à saisir la main tendue du président de la République pour que seule l’école triomphe.

C’est que, explique le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune (CT), les perturbations causées l’année dernière par des activistes tapis dans l’ombre, sont encore présentes dans les mémoires : «La communauté éducative, dans son ensemble, souhaite et a vivement contribué, au cours des dernières semaines, pour que la nouvelle année scolaire démarre comme une locomotive, et entraîne immédiatement avec elle, tous ses dix wagons.»
«Y aura-t-il reprise des classes dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ?», s’interroge The Guardian Post, qui décrit une situation particulièrement tendue dans ces deux régions anglophones, où les mots d’ordre de boycott ont rythmé toute l’année scolaire écoulée, et où le gouvernement vient de sortir les grands moyens sécuritaires pour briser toute velléité d’année blanche, venant des activistes.

C’est une «rentrée à tous les prix» qu’analyse pour sa part Émergence, pour qui le gouvernement joue gros, dans sa détermination à avoir une école fonctionnant à une seule vitesse dans les dix régions que compte le pays.

«Après leur libération, les membres du Consortium de la société civile anglophone ont d’ailleurs appelé à la reprise effective de l’école», répond The Median qui publie par ailleurs l’intégralité du communiqué publié à cet effet par les leaders du mouvement.

La rentrée scolaire de cette année est particulière, confirme CT, à commencer par le défi de la levée du blocus de l’école dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, puis la relève du niveau des élèves réguliers, intermittents ou absents au cours de l’année scolaire 2016-2017.

«Les pouvoirs publics s’évertuent depuis des mois à attirer l’attention sur la face cachée de ces revendications extrémistes et ont pris des dispositions utiles pour garantir le retour serein à l’école. Et ceux qui s’obstinent à ne pas vouloir ouvrir les yeux sur la réalité, verront leurs enfants plonger dans l’oisiveté, le désœuvrement, puis dans la délinquance qui n’est jamais loin.»

La surenchère politique ne passera pas, s’insurge InfoMatin à propos de ces politiques qui, plutôt que d’œuvrer à la cohésion nationale et au vivre-ensemble, passent leur temps à rêvasser d’un «pays mort» dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest en espérant tirer les marrons du feu et s’offrir ainsi une popularité à moindres frais.

A Kolofata aussi, devenu l’une des principales cibles de la secte islamiste Boko Haram, les salles de classe, témoigne le bihebdomadaire régional L’œil du Sahel, vont rouvrir sous haute sécurité.

Reste que le coût de l’école est toujours aussi élevé, pour les parents modestes mais soucieux d’offrir le meilleur encadrement à leurs rejetons, précise Le Quotidien de l’Economie qui, calculette en main, indiquent qu’il faut parfois débourser jusqu’à 400.000 FCFA par enfant dans un collège privé, de quoi décourager les plus téméraires.

Et le livre alors ! s’exclame le bihebdomadaire Repères : en plus de l’introduction de nouveaux manuels chaque année, les parents doivent débourser une fortune pour cette rubrique, une cherté qui se justifie par la trop longue chaîne des intervenants, dans une filière où chaque acteur essaye de tirer le maximum de bénéfices.

Mais CT ne veut pas verser dans cette désespérance : «Afin de préserver le pouvoir d’achat des familles, les autorités compétentes ont fait des efforts : les listes de livres ont été publiées longtemps à l’avance. De plus, les prix des ouvrages scolaires sont homologués et maîtrisés. Il ne reste plus aux élèves qu’à rentrer dans la danse, en fournissant les efforts attendus. C’est dans leur intérêt.»

Dans cette ambiance tout en suspense, il ne restait que très peu de place pour évoquer la déculottée, vendredi dernier, de la sélection de football en déplacement au Nigeria (0-4), dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du monde «Russie 2018».

Mutations a ainsi vu les «Lions indomptables ridiculisés» alors que, pour CT, le Cameroun doit impérativement l’emporter ce lundi, en match retour et à domicile, «pour entretenir l’espoir d’une qualification hypothétique».

Pour avoir vaincu les champions d’Afrique, les «Super Eagles» ont eu droit à un bonus de 250 millions FCFA de la part du gouvernement d’Abuja, renseigne The Voice, pendant que The Sun pousse l’équipe nationale à sauver au moins la face devant son public.

«Oublions le Mondial 2018, pensons plutôt à la CAN 2019», résume Repères : «Pour espérer se rendre en juin prochain en Russie, le Cameroun a intérêt à gagner ses 3 dernières rencontres en espérant que les ‘’Super Eagles’’, à qui il faut juste 3 points pour se qualifier, perdent toutes leurs rencontres à venir. Un scénario invraisemblable. Personne n’y croit, même pas les plus fervents supporters de l’équipe nationale. Une élimination des ‘’Lions’’ serait ainsi le résultat d’un environnement malsain marqué par une crise interminable à la Fédération camerounaise de football et des choix hasardeux d’un entraîneur qui peine à imposer une philosophie de jeu.»

Pour cet journal, le Cameroun gagnerait alors à se préparer pour une participation honorable à la Coupe d’Afrique des nations, qu’il organise dans moins de 2 ans, un chantier dont il faut, dès aujourd’hui, poser les fondations à travers le recrutement d’un coach compétent, la détection des talents dans les clubs locaux et étrangers ainsi que le rappel urgent de quelques anciens dont l’expérience peut, à la longue, être bénéfique aux jeunes au risque de subir une nouvelle désillusion.



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