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République Centrafricaine La persistance de l’insécurité en Centrafrique à la Une


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

Les interrogations sur la persistance de l’insécurité en Centrafrique malgré les efforts de la communauté internationale pour faire régner une paix totale dans ce pays déchiré par des années de conflit, sont les sujets à la Une des journaux centrafricains.

Le centrafricain est-il dans sa pire crise de tous les temps ? s’interroge le journal L’Expansion rappelant que le leader Maxime Mokom des anti-balaka appelle à « bouter les mercenaires étrangers ».


Dans un communiqué rendu public le 23 août dernier, écrit le journal, Maxime Mokom, leader anti-Balaka, a « exigé à la Minusca de prendre ses responsabilités et de mettre hors du territoire national les mercenaires, au cas contraire il prendra la sienne pour défendre la souveraineté de l’Etat ».

L’Hirondelle, un autre quotidien titre : « Réplique croisée gouvernement-MINUSCA suite à la déclaration de guerre de Mokom contre les mercenaires étrangers ». Ce quotidien fait cependant remarquer que cette position est condamnée par le gouvernement et la MINUSCA qui appellent les groupes armés à intégrer le comité consultatif du DDRR (Démobilisation et réinsertion) et de cesser de recourir à la violence.

Le même journal s’est interrogé sur cette situation dans ses colonnes en ces termes : « regain de frustration populaire ou perversité narcissique des anti-balaka aile Mokom ? » Selon ce journal, la MINUSCA a qualifié l’appel à la résistance du chef rebelle Mokom de tentative de récupération des actes de violence de ces derniers temps.

Le Démocrate, un autre quotidien de Bangui s’est intéressé à la déclaration ce mardi du Secrétaire général adjoint des Nations Unies en charge des Affaires humanitaires, le Britannique Stephen O'Brien devant le Conseil de Sécurité en titrant : « l’ONU redoute le génocide, mais se refuse de s’engager militairement, et notre président se tait volontiers ».

Selon ce journal, lors de ces discussions fermées à la presse, qui ne figuraient pas à l'agenda officiel du Conseil et avaient été réclamées en urgence par la France, Stephen O'Brien « a répété ce qu'il avait dit» début août lors d'une réunion à l'ONU, a rapporté l'une de ces sources diplomatiques.

« Les signes avant-coureurs de génocide sont là », avait-il alors mis en garde en rendant compte d'un récent voyage mené en Centrafrique et en réclamant davantage de militaires et de policiers pour l'opération de paix de l'ONU (MINUSCA) dans ce pays de 4,5 millions d'habitants. Ses propos avaient suscité des remous au sein de l'Organisation, toujours traumatisée par son échec à prévenir le génocide survenu au Rwanda en 1994, explique le journal.

La coopération est également abordée dans les journaux. C’est ainsi que L’Aigle, un quotidien, titre : « L’ambassadeur des Etats Unis d’Amérique Jeffrey Hawkings en fin de mission en Centrafrique décoré par le Président de la République ».

Selon ce quotidien, après deux ans de service effectués dans ce pays, l’ambassadeur sortant des Etats-Unis, Jeffrey Hawkins, a été élevé au grade de Commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine par le Président de la République Faustin Archange Touadera.

La cérémonie d’adieu de l’ambassadeur Hawkins a eu lieu jeudi au Palais de la Renaissance en présence du Premier ministre chef du gouvernement, Professeur Simplice Mathieu Sarandji, de nombreux diplomates et de plusieurs hautes personnalités. Cette distinction honorifique est une marque de reconnaissance du peuple centrafricain à l’endroit de l’ambassadeur sortant des États-Unis, relève encore le journal.

En fin de mission à Bangui, le diplomate américain a « inlassablement œuvré aux côtés des autorités centrafricaines durant ces deux dernières années à travers de nombreux plaidoyers en faveur de la paix, du retour de la cohésion sociale, de la justice, de la reconstruction de la RCA, du DDRR, mais surtout des réformes en cours des Forces armées centrafricaines (FACA).

LE Miroir, un autre journal privé, titre : « Jeffrey Hawkings a lancé mardi la campagne de libre circulation des taxi-motos et usagers à l’école Koudoukou, au 3ème arrondissement de Bangui.

« Je tenais à finir mon mandat comme ambassadeur en Centrafrique au PK 5, là où la population est en difficulté. Ce n’est pas pour rien qu’il y a la crise, parce qu’on sait qu’il y a des problèmes à l’intérieur du pays et il y a aussi beaucoup de travail à faire. Les taxi-motos sont des indices de ce baromètre. Si les gens circulent librement, si les clients chrétiens vont dans le quartier musulman faire leurs achats, ça veut dire que les choses vont bien. Si les taxi-motos ne circulent pas, ça veut dire que les choses vont mal. Et donc, on doit tout faire pour encourager la paix, la cohésion sociale et les échanges entre les communautés des différents quartiers, comme le font les taxi-motos.

Pour cette campagne de libre circulation des taxi-motos et usagers au Km5, le journal Le Baoba titre : « la Coordination InterAfricaine de Développement (COOPIADAA) lance son projet« Taxi moto sans frontière ».

Selon ce journal, la Coordination InterAfricaine de Développement (COOPIADAA) travaillant dans la lutte contre la pauvreté, pour son projet intitulé « Taxi moto sans frontière », avait reçu 6 250 dollars de l’ambassade des Etats Unis.

Selon le président Edgard Gréboui de COOPIADAA, le projet vise à promouvoir la libre circulation entre des musulmans de PK5 vers les autres quartiers de Bangui en utilisant les taxis moto comme pont. Ce projet va impacter environ 5 000 personnes.

Notons que les taxi-motos constituent une passerelle qui relie les communautés et promouvoir ainsi la réconciliation, la cohésion sociale et le commerce qui existait jadis entre les communautés avant le conflit dans le pays.

Pour atteindre cet objectif, la COOPIADAA offrira gratuitement des billets de taxi-moto aux habitants de KM5 et d’autres quartiers aux alentours.

Soulignons que des conducteurs de Taxi moto ont été sélectionnés et formés pour mettre en œuvre ce projet explique le journal Le Baoba.



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