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Cameroun La mise à l’écart de l’exécutif de la FECAFOOT en couverture des journaux camerounais


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

La mise à l’écart, la veille au soir par la Fédération internationale de football association (FIFA), du bureau exécutif de la fédération camerounaise de la discipline (FECAFOOT), avec à sa tête Tombi à Roko Sidiki, était en vedette dans les journaux camerounais parus jeudi.

«Tsunami à la FECAFOOT : la FIFA humilie le Cameroun» ; «FECAFOOT : Tombi à Roko est tombé» ; «FECAFOOT : Abdouraman déboulonne Tombi à Roko» ; «Tombi à Roko : la fin !» ; «Football camerounais : la chute de la maison Tombi à Roko» ; «FECAFOOT : retour à la normalisation», titrent respectivement La Nouvelle Expression (LNE), Le Jour, Le Quotidien de l’Économie (LQE), Émergence, L’Essentiel et Mutations.


La FIFA, explique la première publication citée, vient d’imposer à la fédération nationale le respect de ses propres lois et règlements en balayant un bureau exécutif mal élu en 2015 et en annonçant la mise en place d’un comité de normalisation.

En novembre 2015, rappelle LNE, au plus fort de la contestation de l’élection de Tombi à Roko Sidiki et de son bureau, c’est le ministre des Sports, Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt qui, s’appuyant sur la loi relative à l’organisation et à la promotion des activités physiques et sportives ainsi que le décret portant organisation de son département, avait adoubé le bureau contesté, affirmant que les dispositions lui «donnent compétence exclusive» de veiller au respect par les fédérations des lois et règlements en vigueur.

Il a bien résisté depuis deux ans, constate Le Jour, pour qui la fin de l’ère Tombi aurait dû intervenir plus tôt : depuis le 12 novembre 2015, date à laquelle la Chambre de conciliation et d’arbitrage (CCA) du Comité national olympique et sportif du pays (CNOSC) avait annulé tout un processus électoral controversé et qui avait abouti, le 28 septembre 2015, à la désignation du bureau exécutif fédéral.

Pour LQE, le vrai vainqueur de la bataille au sein de la fédération s’appelle Abdouraman Hamadou, le président d’Étoile filante de Garoua qui avait pris la tête des frondeurs et saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) de Lausanne (Suisse) aux fins de constater l’illégalité en vigueur à la tête de la FECAFOOT.


A la vérité, analyse Émergence, le sort de M. Tombi a été scellé lors de la réunion de juin dernier à Conakry (Guinée), convoquée par la FIFA qui souhaitait, ainsi, «prendre des mesures afin d’anticiper tout risque qui pourrait mettre en danger le bon fonctionnement de l’administration du football camerounais» et «aider la famille du football camerounais à trouver une solution amiable » à la crise.

La déchéance de Tombi à Roko, renchérit L’Essentiel, sera suivie d’une mission conjointe FIFA/Confédération africaine de football (CAF) qui nommera un comité de normalisation qui, dans un délai de cinq mois, aura à refaire les textes fédéraux et à organiser de nouvelles élections.

Et nous voici repartis pour une période longue, mêlée d’incertitudes et de bagarres intestines en vue de la désignation du nouveau bureau exécutif alors que Tombi à Roko, rappelle Mutations, venait juste d’être nommé vice-président du Comité d’organisation local de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) que le pays accueille en 2019.

«Revoilà la normalisation !» s’exclame le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune : dire que la nouvelle a pris tout le monde de court est un euphémisme, puisque personne ne s’attendait vraiment à ce coup de tonnerre de la FIFA.

Et de rappeler que le Cameroun avait déjà eu droit à un comité de normalisation pour régler la crise en cours à la FECAFOOT en juillet 2013 : prévue pour s’achever en mars 2014, la mission avait finalement duré plus longtemps que prévu, puisque clôturée en septembre 2015.

La dernière décision de la FIFA va, en tout cas, «chambouler le monde du football camerounais dans les prochains jours. Avec comme un air de déjà-vu».

Et InfoMatin de se lancer dans la spéculation, annonçant déjà que les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest réclament l’arrivée de John Begheni Ndeh, un fils du terroir à la tête de la FECAFOOT : une éventualité qui ne serait pas du très mauvais goût, au contraire, par ces temps de crise anglophone où des activistes de ces zones exigent la partition du Cameroun parce que s’estimant marginalisés.




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