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Cameroun La situation à la Camair-Co, la crise anglophone et la gouvernance en couverture des journaux camerounais


Société

Apanews | | Commenter |Imprimer

Le limogeage, la veille, du président du conseil d’administration de la Cameroon Airlines Corporation (Camair-Co), Mefiro Oumarou, les nouvelles du front de la contestation anglophone mais aussi des sujets liés à la gouvernance, ont occupé une place de choix dans les journaux camerounais parus mardi.

«Un nouveau PCA à Camair-Co» ; «Le crash de Mefiro Oumarou» ; «La sortie de piste de Mefiro Oumarou» ; Mebe Ngo’o s’adjuge la tête de Mefiro Oumarou», titrent respectivement Le Jour, Mutations, Le Quotidien de l’Economie (LQE) et Emergence.

Si la première publication se contente de rendre compte d’une session extraordinaire du conseil d’administration sur fond de grand malaise, son confrère rappelle que MefiroOumarou est débarqué au profit de Louis Georges Njipendi Kouotou, originaire comme lui du département du Noun et qui devient le 4ème à occuper ce poste en 6 ans.

Le nouveau PCA, explique Mutations, arrive au moment où la Camair-Co connaît une situation de déliquescence au niveau de son exploitation, sans oublier que le plan de relance proposé par le constructeur Boeing est en pleine implémentation. Pour LQE, le limogé, par ailleurs ministre délégué aux Transport, paie en réalité la crise d’ego de son supérieur, Edgard Alain Mebe Ngo’o, qui avait du mal à supporter qu’un subalterne parle au nom d’une société d’État directement placée sous sa tutelle.

Émergence abonde dans le même sens, pour qui il n’y avait aucune place pour deux caïmans dans le même marigot. Au nouveau PCA, ajoute le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune, le ministre Edgard Alain Mebe Ngo’o a justement prescrit de ramener la confiance et la sérénité au sein de la compagnie aérienne nationale, en veillant à ce que le directeur général bénéficie de «l’indispensable marge de manœuvre nécessaire à un meilleur déploiement».

Au sujet de la crise anglophone, et dans la perspective de l’installation prochaine de la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM), le même journal consacre un dossier spécial à la situation sociopolitique vécue dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest depuis octobre 2016, pour constater que celle-ci «est en voie de normalisation grâce au dialogue et aux mesures prescrites par le chef de l’Etat».

Emergence, qui rame totalement à contre-courant de cet optimisme, rappelle, dans un reportage insitu, que les «villes mortes», en vigueur depuis plus de 3 mois, paralysent les Jeux universitaires ouverts voici peu dans la ville frondeuse de Bamenda.

L’ambiance sur place, affirme-t-il, est marquée par un déploiement massif de militaires, gendarmes et policiers sur les lieux sensibles du chef-lieu de la région du Nord-Ouest, et même sur le site des Jeux. Il y a même, rappelle Le Jour, des «exilés de la crise anglophone» : ces centaines d’élèves obligés de quitter le chaudron, et qui essayent tant bien que mal de s’intégrer ailleurs pour sauver leur année scolaire.

«Gouvernance : comment ils piquent dans les caisses publiques» est le titre qui barre la Une de Camer Press, qui passe en revue ces prestataires de services ou gestionnaires des caisses de l’État qui, tous bénéficient, légalement ou illégalement, des deniers publics selon que les textes le leur permettent.

Dans ce contexte, «les stratégies et sanctions des organes en charge de la lutte contre la corruption semblent aussi avoir trouvé leurs limites, au moment où la misère sociale s’accroît de manière exponentielle et que les décisions de justice, spectaculaires pour certains, sont classées dans le registre de l’épuration politique».

L’hebdomadaire Signatures, quant à lui, s’intéresse à ces immeubles qui s’écroulent régulièrement alors que l’État ne semble pas encore vouloir donner un coup de pied dans la fourmilière de la triche et de la contrefaçon, concernant les matériaux de construction.

Dans le pays, analyse la publication, aucun produit entrant dans le bâtiment et les travaux publics n’en est épargné : tôles, fer à béton, parpaings, bois, fils d’attache, fils électrique, tuyaux de plomberie, etc., tout est entaché de faux au détriment de la sécurité des hommes et des biens.



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