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Burkina-Faso 8-Mars : déclaration de l’Union nationale des femmes de l’UPC


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Les femmes du Burkina Faso, à l’instar de celles de nombreux pays du monde, célèbrent la journée internationale de la femme le 8 mars.

C’est une occasion pour les organisations de femmes de marquer une halte sur leur lutte afin de faire le point de leurs réalisations, de célébrer les victoires, de mesurer les progrès et de tirer les leçons afin de faire des projections pour le futur.
Au Burkina Faso, pour l’année 2017, la commémoration de la journée internationale de la femme est célébrée sous le thème: " la valeur morale de la personne humaine : responsabilité des communautés dans la lutte contre l’exclusion sociale des femmes".

Ce thème est non seulement d’actualité, mais il est en parfaite adéquation avec une des préoccupations majeures des défenseurs des droits de la femme, en l’occurrence, la protection des femmes contre les différentes violences, qu’elles soient physiques, psychologiques ou morales.
En septembre 2015, le Conseil National de la Transition a adopté une loi portant, d’une part, prévention, répression et réparation des violences à l’égard des femmes et des filles ; et, d’autre part, prise en charge des victimes.

Malgré l’existence de cette loi spécifique réprimant les violences à l’égard des femmes et des filles, une certaine catégorie de femmes continuent d’être violentée et exclue de leur milieu de vie par allégation de sorcellerie sous le silence complice de la communauté. Cette pratique barbare et dégradante porte atteinte à leur dignité humaine.

L’UPC, parti de paix soucieux du respect des droits humains en général et ceux des femmes en particulier, manifeste une solidarité avec toutes celles et tous ceux qui s’érigent contre les pratiques d’exclusion. En effet, ces dernières années, le phénomène de l’exclusion sociale des femmes prend de l’ampleur et touche surtout de vielles femmes qui sont déjà vulnérables à cause des conditions difficiles et des frustrations qu’elles connaissent dans leur milieu de vie. Ces femmes, souvent seules sans protection aucune, sont parfois bannies de leur village. Au pire des cas, elles sont violentées psychologiquement et/ou physiquement et leurs maisons sont brulées sans qu’elles ne puissent prendre un seul bagage. Bannies du village de leur mari et parfois du leur, elles se retrouvent seules, sans abri, sans soutien et sans ressources. Certaines femmes sont exclues avec un bébé ou des enfants. La capacité d’accueil des centres qui reçoivent ces femmes est faible et les ressources pour s’occuper desdites femmes ne sont pas consistantes, malgré l’engagement et le soutien de plusieurs ONG et associations qui militent pour ces causes.

Dans quel monde sommes-nous où même un enfant à l’âge adulte est capable de jeter sa mère dans la rue parce qu’elle est accusée de sorcellerie ? Avons-nous une idée du traumatisme, de l’atteinte grave à la dignité de la personne, à sa raison d’exister ? Pourrions-nous un jour réparer cela ? Ne sommes-nous pas, tout un chacun et chacune, complices de cette situation ? Si ma mère, ma sœur et moi-même sommes un jour dans cette situation, que ferions-nous ? Autant de questions que nous devrions nous poser !
Compte tenu de la gravité de la situation, l’Union Nationale des Femmes de l’UPC ne peut rester en marge de cette lutte.

Aussi allons-nous saisir cette opportunité offerte par la commémoration de la journée internationale de la Femme pour interpeller d’un côté l’opinion publique à réagir, à refuser cette situation, et de l’autre côté les plus hautes autorités à prendre des mesures fortes pour garantir le respect des droits des femmes à travers l’effectivité des nombreux textes juridiques internationaux, régionaux et nationaux qui protègent les femmes, textes que l’Etat burkinabè a ratifiés ou adoptés.

Nous tenons également à souligner qu’aucune véritable démocratie ne pourra se construire sans une participation effective de toutes les franges de la population, particulièrement les femmes.
Pour venir à bout de ce phénomène, il faut une synergie d’actions de tous les acteurs et une réelle volonté politique des gouvernants à dépasser le cadre des discours pour poser des actes concrets visant à rétablir les femmes violentées dans leurs droits.
Bonne célébration du 8-Mars à toutes et à tous !

La Présidente de l’UNF/UPC
Henriette ZOUMBARE/ZONGO.



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